‹ Œuvres du Comte de Adrien de SarrazinChapitre 55 sur 91 · LES SECONDES AMOURS · texte numérisé non relu

LES SECONDES AMOURS

Il entre dans Tappartement somptueux qu^on lui avait préparé , et raconte à ses deux compagnons de voyage tout ce qui vient de se passer. La petite gazelle en savait quelque chose ; elle avait presque toujours été aux agaets. Elle partage le ravissement de son maître , et Texcite encore . par ses discours passionnés. « Quelle gloire pour toi! lui dit-elle , d'avoir fait Tadmiration d'une si brillante assemblée! Saison bien que tu soupais avec les hommes les plus instruits et les plus aimables d'Ispahan ? et tu les as éclipsés! Devant toi ces grands génies ne paraissaient, que des. pygmées ! Cçtte jeune personne; dont le jugement est si solide et je goût si délicat, n'a pu modérer les transports de son admiration. Sais-tu bien qu'elle pos« sède cent mille iomanê de revenu, que cette belle terre lui appartient , que les plus grands seigneuirs se disputent son cœur et sa main ? J'ai ouï dire tout cela par ses esclaves, et je l'ai retenu, car je ne perds jamais de vue tes plus chers intérêts. Si tu pouvais lut plaire ! Elle est sensible, elle est libre.... Eh! pourquoi ne lui plairais-tu pas.'Un hopme comme toi vaut bien unvisir. Tuluiplairas.:. Tului plais... Elle t'aimera... Elle t'aime déjà ; oui, je le gage.^Quelle folie ! dit le vieux bouc sortant tout à coup d'un somipeil profond; quelle extravagance ! Un pauvre pâtre qui vient de quitter ses montagnes, assez bel homme, il est vrai, mais sans grâces et sans usage , faisant des vers et dçs systèmes , niais n'ayant pas le sens commun!... — Qu'importe! interrompt la petite gaiçtlç ; up pâtre qui sojci df^ sefi,ip,oi^^'

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