‹ Œuvres du Comte de Adrien de SarrazinChapitre 60 sur 91 · CONCLUSION DES SECONDES AMOUKS · texte numérisé non relu

CONCLUSION DES SECONDES AMOUKS

Tout à coup il se trouve au milieu d'un vaste désert. Au lieu des riches vêtements dont il était couvert, il se volt dans le costume qu'il portait lorsqu'il s'éloigna du royaume de Simplicie. Les jardins , le palais et Nadine elle-même ont disparu. Il reste immobile d^étonnemcnt 6t de honte, regardant d^un œil triste sa petite gazelle qui n'ose dire un seul mot et paratt fort honteuse. Le vieux bouc, qui vient de se réveiller, accourt aussitôt, et voyant eette subite métamorphose, il leur demande avec inquiétude ce qu'ils ont fait. « En vérité je n'en sais presque rien, dit Bardouc , et ne puis concevoir comment tout cela est arrivé. » Dans l'instant un grand coup de tonnerre se fait entendre Les trois voyageurs lèvent les yeux vers le ciel, et voient très-distinctement le beau palais d'Olinde, suspendu dans les airs , et flottant sur un nuage dont les bords sont nuancés des plus riches couleurs. Une femme d'une ié\\\e imposante se montre sur le nua^e, tenant Olinde par la main ; elle dit : «e Je suis une fée protectrice d'Olinde ; j'allais assurer ton bonheur ; il ne tenait qu'à

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