MORUE
comme celles de* squales, couchées tt relevées sous différera angles , à la volonté de l'animal , et lui donner ainsi des armes plus appropriées à la. nature, au volume et à la résistance de la proie qu'il cherche à dévorer.
La langue est large, arrondie par devant, ' molle et lisse : mais on voit des dents petites et serrées au palais et auprès du gosier.
Les opercules des branchies sont composés chacun de trois pièces , et bordés d'une bande souple et non ciliée. Sept rayons soutiennent chaque membrane branchiale.
Le corps est allongé , légèrement comprimé et revêtu d'écaillés plus grandes que celles qui recouvrent preque tous les autre* gades. La ligne latérale suit à peu près la courbure du dos jusque vers les deux tiers de la longueur totale du poisson.
On voit sur la morue trois grandes nageoires dorsales. Ce nombre de trois dans les nageoires du dos distingue les gades du premier et du second sous-genre, ainsi que l'indique le tableau qui est à la tête de cet article; et il est d'autant plus remarquable, qu'excepté les espèces i enfermées dans ces deux sous-genres , les eaux douces , aussi bien que les eaux salées , doivent comprendre un très-petit nombre de poissons osseux ou cartilagineux dont les nageoires dorsales soient plus que doubles , et qu'on n'en trouve particulièrement aucun à trois nageoires dorsales parmi les habitans des mers ou des rivières que nous avons déjà décrits dans cet ouvrage.
Les poissons qui ont trois nageoires du dos ont deux nageoires de l'anus placées, comme les dorsales, à la suite l'une de l'autre. La morue a donc deux nageoires anales comme tous les gades du premier et du second sous-genre ; et on a pu voir sur le tableau de sa famille que le premier aiguillon de la première de ces deux nageoires est épineux et non articulé *.
Les nageoires jugulaires sont étroites et terminées en pointe, comme celles de presque tous les gades ; la caudale est un peu fourchue.