‹ Œuvres du Comte de Lacépède: comprenant l'histoire naturelle des ..., Volume 2Chapitre 263 sur 658 · A la membrane des branchies. 6 rayons · texte numérisé non relu

A la membrane des branchies. 6 rayons

h la nageoire dorsale. . • 53

a chacune des pectorales. • . 19

a chacune des thoracines. . 6

a celle de Panas 23

à celle de la queue. ... 20

X Dorât de la mer du Sud.

9* Ckrysurtu signifie queue d'or.

donné au chrysurus est donc assez différent de celui de l'hippurus, pour qu'on ne sa presse pas de les confondre dans la même espèce. Nous allons Jes voir séparés par des caractères encore plus constans et plus remarquables.

Le corps du chrysurus, très-allongé et très-comprimé, est terminé dans le haut par une sorte de carène aiguë qui s'étend depuis la tète jusqu'à la nageoire de la .queue; et une semblable carène règne en dessous, depuis cette même nageoire caudale jusqu'à l'anus.

La partie antérieure et supérieure de la tête représente assez exactement un quart de cercle, et se termine dans le haut par une sorte d'arête aiguë.

La mâchoire inférieure, qui se relève vers la supérieure, est un peu plus longue que cette dernière. Toutes les deux sont composées d'un os qu'hérissent des dents très-petites, très courtes, très aiguës, assez écartées l'une de l'autre, placées comme celles d'un peigne, et très-différentes, par 'leur forme, leur nombre et leur disposition, de celles de l'hippurus.

On voit d'ailleurs deux tubercules garnis de dents très-menues et très-serrées auprès de l'angle intérieur de la mâchoire supérieure, trois autres tubercules presque semblables vers- le milieu du palais, et un sixième tubercule très-analogue presque au-dessus du gosier.

La langue est large, courte, arrondie pardevant, osseuse dans son milieu, et carti* lagineuse dans ses bords. L'ouverture de la bouche est peu étendue : on compte de chaque côté deux orifices des narines ; une sorte d'anneau membraneux entoure l'antérieur. Les opercules des branchies sont comme la tête, dénués de petites écailles ; ils sont de plus assez grands, et composés chacun de deux pièces, dont celle de devant est arrondie vers la queue, et dont celle de derrière se prolonge également vers la queue, en appendice quelquefois un peu recourbé.

Six rayons aplatis soutiennent de chaque côté une membrane branchiale, au-dessous de laquelle sont placées quatre branchies tres-rouges, formées chacune de deux ran* gées de filamens allongés : la partie concave de l'arc de cercle osseux de la première et de la seconde est garnie de longues dents arrangées comme celles d'un peigne ; la concavité de l'arc de la troisième et de la quatrième ne présente que des aspérités,

LE CORYPHÈNE CHttYSURUS,

La •moirt du ta, qui commence anfessas des yeux» eti'étend presque jusqu'à celle de la queue , comprend^ cinquante* huit rayons * t le» huiynremiera sont d'autant plot longs, qu'Us Sut situés plus loin de la tête, et la longeur des autre» est au contraire d'autant moindre, quoiqu'avec des différences peu sensibles . qu'ils sont plus près de la nageoire caudale.

L'anus est placé vers le milieu de la Ionfueur totale de ranimai ; et l'on f oit entre cet orifice et la base des nageoires thoracines un petit sillon longitudinal.

. La nageoire de la queue est fourchue, Comme celle de tous les coryphènes du premier sous-genre ; la Itene latérale serpente depuis le haut de l'ouverture branchiale» où elle prend son origine, jusqu'au- Ï>rés de l'extrémité des nagoires pectoraes, et atteint ensuite la nageoire de la queue en ne se fléchissant que par de légères ondulations; et enfin les écailles qui recouvrent le poisson sont allongées, arrondies a leur sommet, lisses et fortement attachées.

On a donc pu remarquer sept traits principaux par lesquels le chrysurus diffère de l'hippurus : premièrement, le nombre des rayons n'est pas le même dans la plupart des nageoires de ces deux coryphènes ; secondement, la membrane branchiale du chrysurus ne renferme pas six rayons, il y en a toujours depuis sept jusqu'à dix s ; troisièmement, le aréné, celui du seuatrièmement, l'ousst peu étendue dans îst très-grande dans ;ment, les dents du mées et placées bien ïlles de l'hippurus; île branchial du chry.

x lames, on ne voit lui de l'hippurus; et avons déjà montré uleurs bien peu semr l'autre de ces deux coryphènes. Ils doivent donc constituer deux espèces différentes, dont une, c'està-dire, celle que nous décrivons, est encore inconnue des naturalistes ; car elle est i très-distincte du coryphène doradon,

l.ab menanM des branchies. 6 rayons.

a la nageoire du dos. . . . 58

l chacune des pectorales. . 20 ethacupe des tboracines. . 5

à U nageoire de l'anus, . . 28

1 celle de la queue. ... 15

ainsi qu'on peut facilement s'en emminere en comparant les formes du doradon et

celles du chrysurus.

Au reste, les habitudes du coryphène qui fait le sujet de cet article, doivent se rapprocher beaucoup de celles de l'hippurus. En effet, Commerson ayant ouvert un chrysurus qui avoit plus de sept décimètres de longueur, trouva son estomac, qui étoit allongé et membraneux, rempli de petite poissons volans et d'autres poissons trèspeu volumineux.

11 vit aussi s'agiter au milieu de cet estomac, et dans une sorte de pâte ou de chyme, plusieurs vers filiformes, et de la longueur de deux ou trois centimètres.

Ce voyageur rapporte d'ailleurs dans les manuscrits qui m'ont été confiés dans le temps par Buffon, crue lorsque les matelots exercés à la pêche ont pris un chrysurus, ils l'attachent à une corde, et le suspendent à la proue du vaisseau, de manière que l'animal parott être encore en vie et nager à la surface de la mer. Ils attirent et réunissent, par ce procédé, un assez grand nombre d'autres chrysurus, qu'ils peuvent alors percer facilement avec une fouine '.

Commerson ajoute que les chrysurus l'emportent sur presque tous les poissons de mer par le bon goût de leur chair, et particulièrement avec du beurre et des câpres.

LE

CORYPHÈNE SCOMBÉROÏDE.

Nous avons trouvé dans les manuscrits de Commerson la description de cette espèce de coryphène, que ce savant voyageur avoit vue, au mois de mars 1768, dans la mer du Sud, ou, pour mieux dire, dans le grand Océan équatoria], vers le \ 8* degré de latitude australe, et le 154- degré de longitude, et par conséquent à une distance

2. La fouine est un peigne de fer attaché a un long manche. On donne aussi ce nom, ainsi que celui de foene tt de fouanne, aune broche terminée par un dard. Quelquefois on ajuste ensemble deux, trois ou un plus grand nombre de lames, pour former une fouanne, ou foene ^ ou fouine. D'autres fois on emploie eus noms pour désigner une simple fourche. On attache l'instrument au bout d'une perche, el Pon s'en sert pour percer les poissons que Ton aperçoit au fond de l'eau, ou qui sont cachés dans U V*»t» les enfiler et les retirer.

de la ligne frês-peu différente ge celle où il observa, unou deux mojs «près, le cory* phéne cbrysurus.

Le seombérolde est d'une longueur intermédiaire entre celle du scombrg maquereau et celle du hareng. Sa couleur totale est argentée et brillante ; mais elle n'est pure que sur les côtés et sur le ventre. Une teinte brune, mêlée de bleu céleste, est répandue* sur le dos ; cette teinte s'étend aussi sur le sommet de la tête, qù elle est plus foncée, plus noirâtre, et mêléVavec des reflets dorés que Ton voit également autour des yeux et snr les James des opercules.

Toutes les nageoires sont entièrement brunes, excepté les thoracines, dont la partie extérieure est blanche, et les pectorales, qui sont un peu dorées.

La mâchoire supérieure est plus courte que l'inférieure. Les os qui composent Tune et l'autre sont hérissés d'un si grand nombre de petites dents tournées en arrière, qu'ils montrent la surface d'une lime, et qu'ils tiennent l'animal facilement suspendu à un doigt, par exemple, que l'on introduit dans la cavité de la bouche.

La langue a une figure remarquable ; elle ressemble en quelque sorte à un ongle humain : elle est large, un peu arrondie par devant, et néanmoins terminée par un angle à chaque bout de son arc antérieur; de plus, elle présente dans son milieu un os presque carré, et couvert de petites aspérités dirigées vers le gosier ; sa circonférence est formée par un cartilage qui s'amincit vers le jaoré et un frein large et épais la retient par dessous.

JLa voûte du palais est entièrement lisse, excepté l'endroit le plus voisin du gosier^ où Ton voit de petites /élévations osseuses et denticulées.

Deux lames arrondies par derrière, grandes et lisses, composent chaque opercule ; six rayons soutiennent la membrane branchiale; et les branches sont assez semblables, par leur nombre et par leur conformation, à celles du cbrysurus.

La ligne latérale offre plusieurs sinuosités qui décroissent a mesure qu'elles sont plus voisines de la nageoire caudale.

Les nageoires thoracines sont réunies à leur base par une membrane qui tient aussi à un sillon longitudinal placé sous le y entre, et dans lequel le poisson peut coucher à volonté ces mêmes nageoires. Elles renferment chacune cinq ou six rayons.

LE GQHYPSÈflïlS SCOMÎfcjfOIDE.

Mi

Lp dessous a> la ««eu* «« ttwMflé par

une carène très aigu!,

La nageoire dorsale régne depuis Voccîput jusque vers l'p*trémijé de la queue; elle est festonnée dans sa partie postérieure, de manière à imiter les très-petites nageoires que l'on voU sur la queue des spomprès; la nagepire de l'anus offre une conformation analogue ; et ces traits particuliers au poisson que nous décrivons, ne servant pas peu à le rapprocher des sconabres, avec lesquels d'ailleurs on peut voir, dans cette Histoire, que les eoryphènes ont beaucoup de rapports, j'ai cru devoir nommer scombéroïde, l'espèce que nous cherchons, dans cet article, à faire connaître 4es naturalises *.

Commerson vit des milliers de ces scamfcéroïdes suivre Jes vaisseaux français avec assiduité, et pendant plusieurs jours, lis vivoien! de nés-jeunes ou très-petits poissons votons, qui, pendant ce temps, VôJtigeoient autour des navires comme des nuées de papillons, qu'ils ne sùrpassoient guère en çrosseqr-f et c'est * cause (je U petites!*»» rfo iAnr« H;mAnc:A». „..»:i„ »: —

voient dont h mettre l'un de serves trois o\é étoit ce An f quj aye Ja plu!

veplre, notent:

ce qi|i | an suje!

pfeènes.

IE CQRYmtm OWÉ.

Fâllas a décrit le premier cette espèce de epryphéne. L'individu qu'il a observé, et qui avoit été péché dans les eaux de l'île d'Amboine, n'étoit long que de cinq centimètres ou environ. Les formes et lés couleurs de cet animal éloient élégantes ; jtrés-

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