LE MULLE SURMULET
Pat raies dorées et longUndlnalesaerf ent a distinguer et poisson du rouget. Elles s'étendent non*seulementsnr le corps etaur la qnene ? mais encore sur la tête, où elles se marient, d'une manière très-agréable a Pœil, avec le rouge argentin qui fait le Tond de la couleur de cette partie. H paroît que ces nuances disposées en raies appartiennent aux écailles, et par conséquent s'évanouissent par la chute de ces iames, tandis que le rouge sur lequel elles sont dessinées, provenant de la distribution des vaisseau* Sanguins prés de la surface de l'animal, subsiste dans tout son éclat, lors même que le poisson est entièrement dépouillé de son tégument écaille ux. Le brillant de l'or resplendit d'ailleurs sur les nageoires^ et c'est ainsi que les teintes les plus riches se réunissent sur le surmulet, comme sur le rouget, mais combinées dans d'autres proportions, et disposées d'après un dessin différent.
L'ouverture de la bouche est petite ; la mâchoire supérieure un peu plus avancée que l'inférieure ; et la ligne, latérale, parallèle au dos, excepté vers la nageoire
1. Barbarin, rouget barbé, mulet barbé, dans plusieurs contrées de France ; tekyr, en Turquie ; rothbarty en Allemagne; peter mœnnehen, gotdeeken , dan» le Holstein ; sehmerbutten el baguntien, près d'Eckernfœrde; Aonip van de haaring, Mn Hollande; byenaneque et baa-tmanueije, dans les Mollnqnes hollandaises; iïan iamar, a la Chine.
caudale. Lia dm barMtau* eue* nn tam plus longs à ptoportrrMQTOCMxdurqogetC
Le surmulet vit non-seulement dans la Méditerranée et dans l'Océan atlantique boréal, mais encore dam la laltkiue, au« prés des rivages des Antilles et dans les eaux de la Chine. 11 y varie dans sa Ion* gueur depuis deux jusqu'à cinq décimètres; et quoique Juvénal ait écrit qu'un mulle qui parolt devoir être rapporté à la même espèce que notre surmulet, a pesé trots kilogrammes, on ne peut pas attribuera un surmulet ni à aucun autre merle, le poids de quarante kilogrammes, assigné par Pline à un poisson de la mér Rouge, que ce grand écrivain regarde comme un mulle, mais qu'il faut plutôt inscrire parmi ces silures si communs dans les eaux de l'Egypte, dont plusieurs deviennent très* grands, et qui, de même que les mu Iles, ont leur museau garni de très-longs bar* billons.
Le mulle surmulet a la chair blanche, un peu feuilletée, ferme, irés-agréable an goût, et, malgré l'autorité de Ualien* fa* cile à digérer quand elle n'est pas très-» grasse. Nous avons vu dans l'article précé* dent, qu'il éioit, comme le rouget, pour les Romains qui vivoient sous les premiers empereurs, un objet de recherche et de jouissance insensées. Aussi ce poisson «voitil donné lieu au proverbe : Ne le mange peu qui le frené. Les morceaux que l'on en e*timoit le plus et oient la tête et le foie.
11 se nourrit ordinairement de poissons trfsjeunes, de cancres et d'animaux à co* quille. Galion a écrit que l'odeur de ce poisson étoit désagréable, quand i] avoit mangé des caneres; et suivant Pline, il ré< pand cette mauvaise odeur quand ij a pré* féré des animaux à coquille. Au reste, comme le surmulet est vorace, il se jette souvent sur des cadavres, soit d'hommes, soit d'animaux. Les Grecs crovoient même qu'il poursuivoit et parvenoit à tuer des poissons dangereux; et, le regardant comme une sorte de chasseur utile, ils l'avoient consacré à Diane.
Les surmulets vont par troupes, sortent, vers le commencement du printemps, des
1. 5 rayons a la membrane des branchies. ? rayons aiguillonnés à la première nageai
re dorsale.
§ rayons à la seconde»
15 rayons à chacune tlui pectorales.
6 rayons h chacune des thorucines.
1 rayons a celle (îe l'anna.
22 rayons a celle dé la qnrue.