‹ Œuvres du comte de Lacèpède ... dirigéeChapitre 10 sur 180 · NOMENCLATURE · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE

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TABLE MÉTHODIQUE ; b

püs venoqs de voir que malgré lé grand nombre

deressemblanceS que présentent les diverses espèces de sefrpents, elles diffèrent le6 unes des autres, non seulement par la teinte et la distribution de leurs couleurs, mais encore par le nombre, la grandeur, la forme' et l’arrangement • de leurs écaillés, autant qbe par leurs habitudes, et particulièrement p,ar la natiire dé leitr habitation , ainsi que de la nourriture qu*elles recherchent. L/ordre des Serpents étant d’ailleurs assez * nombre))* , et renfermant plus de cent quarante espèces (i); notis avons dru ne pouvoir en traiter avec plarté , cru ’efi établissant dans l’ordre de ces

•J») Non» décrivons , dm. cet Onvrjge, non seolcmsnt plus <U «ent (punitif, mart iii^me ^tu»de ceftt soixantr Arpents; cependabt, cotntnr .plusirm» dp cei animaux, au lieu de forgicr pi os de cent soixante *q»-1 pêoss, ainsi què nous le présumons, pourront , dans la suite, nVtrerepardes , d’apres1 tic nouvelles observation» des voyageurs ou des naturalistes, ques comme ffet variétés dépendantes de 1 age ou dp xexe, no|is avons cru ne devoir parler ici que de cent quarante çapéces.

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reptiles, quelques divisions générales, fondées yir la différence de leur conformation extérieure, ainsi que sur celle de leurs mœurs, fions les avons réunis en huit différents groupes; et nous en avons formé huit genres.-

Le premier est composé des. serpents qui ont un seul, rang de grandes écailles sous le ventre, et deux raiigs de petites plaqués sous la queue.' Nous les appelons Coutpuvres f«n latin Coluber ), avec la plupart des naturalistes récents, et particulièrement ayeç M. Lirtnée : et ce genre comprend la vipère -éommune, l’aspic, la couleuvre proprement dite, latoüjeuvre à collier,, la quatre raies, éinq serpents très-communs en France,. et qui forment avec l’orvet , et peut-être la couleuvre d’Ksculape ,Hes seules espèces qu’on y ait encore observées. • • •

Nous plaçons darjs le second genré les serpents Oui n’ont qu’uil seul ratigpile grandes jjjaques, tapt an-dessdus du corps qa’an-dessous dé la quelie< et -ce genre pfésenje les plus grandes espèces auxquelles nous laissons le nqrp générique de Æo<7, par lequel elles ont été désignées*»! latin par Pline, et lèS autres ancietis auteurs, et en fraudais ainsi qu’en latin , par" le- plus graud nombre des natté-* ralistes et des voyageurs modernes, et qu’on a ainsi nommées, parce qu’on a écrit qu’elles se noiirrissaient avec plaisir du lait dfcs vaches (i).

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(l) ■ Aluiilur jjiiü>ù Lîbuli lactis &ucco , unik* nomen traxerc*. * PIbit y Hv. XXVIII, chap. a/». *. . \

. DÉS SÉ^PKNTS. 79

lje troisième genre est composé des serpents qui ont de grandes plaques sous le ventre et sous la queue dont l'extrémité est terminée par des écailles articulées et irïobiles, auxquelles on a donné le nom de sonnettes (i) : nous leur con-. . servons je nom générique de Serpent a son-»

. nette (a). . . ,

Dans le quatrième genre r l’on trouvera les serpeuts qui a’ont au-dessoûs du corps et dp la quelle, que des écailles, semblables à celles du dos; nous leur laissons le nom générique \\'Anguis. Et -c’est dans pe genre qu’est placé- l’orvet, serpent trèscommun dans quelques-unes de nos provinces méridionales. . . >

Nous comprenons dans le cinquième genre, ceux qqi sont entourés partout d’anneaux écail- It’ux, .êt que les naturalistes ont déjà appelés Amphisbiuies. . ‘ •

Nous comptons dans le sixième, les serpents dont Ips côtés du corps sont plissés, et que r<Jn a, nommés tœcUe6 ( en latin Çoecilki.) • 7

Dans le septième genre- doivent être., mis ceux dont* le dessous du corps présente vers la tète de grandes plaques, né montre èpsuite que des anneaux écailleux, ét dont Ja queue garnie de ces mêmes anneaux à soq origine,, n’est revêtue que. «le simples .écailles à son extrémité. Notis les ap-

(x) Vu ver la dncriptiop ci«* ce» écaille# ou loDnctte# ; dan» l'article du Zloty ni ra i ' . * •* * i *

(a) £» latin, Crotoius. . 4 • *

HISTOlUf N ATI K K Ï.LF

pelons Langaha avec les naturels du pays ou on les trouve.

Et enfin, nous plaçons dans le huitième le serpent qui a .sa peau revêtue de petits tubercules > et que nous nommons PAcrQchotde de Java, avec M. Hornstedt, qtii en a publié la description ( i ).

Dans chacun de ces huit genres différenciés par des signes extérieurs très-constants et trèsfaciles à reconnaître,, il serait à désirer que l’on pût former une sons-division , d’après une pror priété biert importante dont nous allons parler. Chacun de oes genres présenterait .deux groupes secondaires. L’on placerait dans le premier des serpents dont les. fu'tits éclosent dans le ventre de leur inere, et auxquels on doit donner le nom de Vipère; et ^’on comprendrait dans le .second les serpents proprement- dits et qui pondent des œufs. Cette distribution si naturelle, et fondée sur d’assez grandes' différences intérieures, ainsi que siir un fait remarquable, devrait faire partit de tout arrangement méthodique, destiné à faite reconnaître l’espèce et le nom des divers individus. Mais, pour cela, il faudrait qu’on eût trouvé des caractères extérieurs constants et faciles à -voir,’ qui distinguassent les vipères d’avec -les serpents

(r) M. Linoée a ’d^vî’sé le* serpenta en. six genre»., auxquels nous avons ajoutq celui de* Langaha , que M. Brugoèiro , de la Société royale de Montpellier , a le premier fait connaître , dans Te Journal de Phyaikjne du mois de février 1784 s*1 celui que M. Hornstedt a décrit dam les Meinoiivé de l'Académie de Stockholm, année 1787 .page 3 06.

• . DES SERPENTS.' 8f

proprement dits. Un fort bon observateur, M. de Laborde, correspondant du Cabinet, du roi à Cayenne, a cru 'remarquer que toutes les espèces de serpents dont les petits éclosent dans le ventre de leur mère, sont vptiimeusès, et que, par conséquent, elles ont toutes des crochets- Ou dertts mobiles semblables à. celles de la vipère commune d’Europe. Si cette observation importante, que nous avous vérifiée sup plusieurs espèces de serpents reconnus pour vipères, pouvait s’appliquer également » toutes les. espèces de reptiles qui viennent au jour tout formés, et si. cçs. dents mobiles ne garnissaient- les mâchoires d’aucun pent ovipare,- on pourrait regarder ces croi comme des caractères distinctifs de la sOns-div des vipères dans chacnn des huit genres des tiles. Ce caractère est doutant plus remarquable, .qu’il nous 9 paru toujours réuni avec une conformation particulière des mâchoires, que. nous croyons devoir faire connaître ici. Dans toutes lés espècés de couleuvres à crochet? que nous avons examinées, nous n;avon$ trouvé à la mâchoire su-* périeurp qu’un seul Yang de petites dents crochues et recourbées en arrière; c’est -à Textérieor de ce rang qu’est placé-de chaque côté un crochet plus ou moins long,, creux, percé vers se? deux extrémités, enveloppé dans une gaine, -d’oîr l’animal peut lè faire sortir; et auprès de sa base sontlleOx ou trois crochets semblables, quéiqiie-

Lintpinr. Tome IV.

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