‹ Œuvres du comte de Lacèpède ... dirigéeChapitre 115 sur 180 · LA GROSSE-TÉTE · texte numérisé non relu

LA GROSSE-TÉTE

Çoluber (Aalrùr) capitatus , Morr<; Col. cajritatos , Lacep. , •

Daud. 0

Nous donnons ce nom à une couleuvre d’Amérique qui, en effet, a la tête beaucoup plus grosse que la partie antérieure du corps. Elle n a point de crochets mobiles; neuf grandes écailles, disposées sur quatre rangs, couvrent le sommet de sa tète, et celles qui garnissent son dos sont ovales et unies.

Un individu de cette espèce, conservé au Cabinet du Roi , a deux pieds cinq pouces six lignes de longueur totale, èt six pouces trois lignes depuis l’anus jusqu’à l’extrémité de la queue, qui se termine par une pointe très-déliée.

Nous avons compté cent quatre-vingt-treize grandes plaques, et soixante-dix-sept paires de petites. 7.

Le dessus dli corps de. la grosse-tète est d'une couleur foncée, relevée par des bandes transversales et irrégulières d’une couleur plus claire; mais l’individu que nous avons décrit était trop altéré par l’esprit-de-vin , dans lequel il avait été conservé, pour que nous puissions rièn dire de plus relativement aux couleurs de cette espèce.’

LA COUKESSE.

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Coluber (\iiQjj-) airsnr , Merr.;. Col. cursor, Lacep., Latr. ,

0 Daud. ■ • '•

v>’est de la Martinique que cette couleuvre a été envoyée au Cabinet du Roj , par feu M. de Chanvalon. Ses couleurs sont belles; le dessus de son corps est verdâtre, et présente deitx rangées longitudinales de petites taches blanches et allongées; le dessous et les côtés du corps sont blanchâtres.

Cette couleuvre n’a point do crochets mobiles. Le sommet de sa tete est garni de grandes écâdles, et le dos l’pst d’écailles ovales et unies. L’individu que nous avons décrit, avrfit «leux pieds dix pouces sept lignes de longueur ttotale, neuf pouces- sept lignes, «lepuis l’aniLs jusqu a l’extrémité de la queue, cènt quatre^vîngt-cinq grandes plaques, et cent cinq paires de petites.

La couresse est aussi timide que 'peu dangereuse; elle se cache ordinairement lorsqu’elle aperçoit quelqu’un , ou s’enfuit avec tant de précipitation, que c’est de-là que vient son nom de Couresse , ou Coureresse (i).

(i) Koclieiort , Imt. des Antilles. Lyon , 1667 ., vol. 1, p. ai|4-

, DA'S SERPE BTS.

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