LA VERTE ET BLEUE
Coluber ( Katrix ) cjaneus , Merr. ; Col. cjaneus , Lion., Latr. , Daud. ; Col. viridi-eœruleui , Lacep.
Cli e|te couleuvre ressemble beaucoup,- par sa conformation, au boiga; elle en a les proportions légères; niais elle^n’en présente pas les couleurs — 1 — : — r~7~ : — rr~ — - — ~ — 7 —
(1) Le Ripèdr. M. Uadbenton » Encyclopédie méthodique.
C&f. Sipedon. Lion., amphib. Serp.
(a) et Bien. M- l>*ubentt>c. Encyclopédie méthodique.
J Coi. cyancus. Linn. , «nphib. Serpent.
Utinj, Araornit. SurinoaQ. ghU. to. t
Séba , mas. * , tab. 43 , fig. 2 . *
brillantes. Celles qu’elle offre, sont cependant très-agréables. JLe dessus de son corps est d’un bftu •foncé, sans aucune tache, et le dessous, d’un vert-pâle. '
Ce serpent ne parvient pas ordinairement à une longueur considérable. Sa longueur totale est communément de deux pieds, et celle de sa queue, -de six pouces. Il a le sommet de la tête garni de grandes écailles, le dos couvert d’écailles ovatçs et Unies, cent dix- neuf grandes plaques, et cent dix paires de petites. * ,
Oü trouve la verte et bleue en Amérique. M. Linnée l à placée parmi les couleuvres qui n'ont pas de venin.. *
JÙ NÉBULEUSE."’
Cotuber (Ntatrix) nèbuiatus , Merr. ; Cotuhcr ncbulatui , Linn., Gmcl.j tacep.-, Latr., Daud. ; Col. ceylonicus , Gmel., Daiid.
Les coirieurs.de cette couleuvre ne sont pas très-agréablés , et c’est une de celles que l’oh doit voir avec le tnoius de plaisir. Ellê a le dessus du corps niiê.de brun et de cendré, le dessous varié de bruh et de blanc. C’est donc le bruh qui do-
«g (1) Le Nébuleux. M. Daubenton , Encyclopédie méthodique. Col. ncbulatus. Linn., amphib. Serpent.
Mus. Ad. p. 3*, tab. 14 , fig. i .
Crtastts ntbulatus , 174, Laurenli , Specitne&uredicani
38o HISTOIRE NATURELLE
mine dans les couleurs quelle présente, sans qu'aucune distribution symétrique, ou qu’aticilu contraste de nuances , compense l’effet des teintes obscures que l’on voit sur ce serpent.
La nébuleuse habite l'Amérique, et elle a ordinairement cent quatre-vingt-cinq grandes plaques, et quatre-vingt-une paires de petites.
/ Ejle n’est point venimeuse, suivant M. Linnée; mais il arrive quelquefois, que lorsqu’on passe trop près d’elle, et qu’on l’excite ou l'effraie; elle se dresse, s’entortille autour des jambes, et les serre assez fortement ( i ).
LE SAURITE.” .
Coluber [Natrix) Saurita , Mcrr. ; Coi Saurita , Lion., Lacèp. , Latr. , Daud.
Ce serpent a beaucoup de rapports avec les lézards gris et les lézards verts, non seulement par les nuances de ses couleurs, mais encore far son agilité, et voilà pourquoi il a été nommé Saurite, qui Vient du mot grec Sauros (lézard). Son corps est très-délié; ses proportions sont agréables, et
(i) Voyez, i ce sujet, M. Laurent! y à l’endroit déjà cité.
(a) Le Saurite. M. Daubent on, Encyclopédie méthodique.
Col. Saurita. Linn. , amphifr. Serpent.
Caleaby , vol. Il , plaoche 5a. •
on doit le rencontrer avec d’autant plus de plaisir, qu’étant très-ictif, il réjouit la vue par la rapidité et la fréquence de ses mouvements.
Le saurité est d’un brun-foncé avec trois raies longitudinales blanches ou vertes, qui s’étendent depuis la tète jusqu’au dessus de la queue; il a le ventre blanc, cent cinquante-six grandes plaques et cent vingt et une paires de petites.
On le trouve dans la Caroline; il n’est point venimeux. <