LA BLANCHE ET BRUNE
Coluber (tfaOrix) annulalus, Mcrr. ; C. ahnulatutjLÀnn., Latr., Daud.; C. albo/uscus et C. cantUdus , Laccp. ; C. ignobilis , Laur. ; C. oriuntalis , Gmcl.; C. Epidaiiris , Herm. (a).
Cette couleuvre habite l’Amérique. Lç dessus de son corps est d’une couleur blanchâtre , avec des tachés brunes, arrondies, et réunies deux ou trois ensemble, en plusieurs endroits; on en voit deux derrière les yeux. Le dessous de son corps *• est d’un blanc, tirant pins ou moins sur le roux. Elle a le sommet de la tète garni dè neuf grandes écailles, disposées sur quatre rangs, le dos couvert t’écailles lisses et ovales, cent quatre-vingtdix grandes plaques, et quatre-vingt-seize paires de petites.
La blanche et brune n’a point de crochets mobiles. Un individu de cette espèce, conservé •au Cabinet du Roi , a un pied six pouces de longueur tptale , et sa queue est longue de quatre pouces six lignes.
(i).Le Bai-roage. M. Daubenton , Encyclopédie méthodique.
Col. ànnulatus. Lion., amphib. Serpent.
Id. Àmoeqit. amphib. Gillenb., p. 534 , 9 ï et mot. princ., p. 586 » 34. Séba , mas. i , tab. 38, fig. i.
(a) M. Merretu reliait cette espèce à celle qui est décrite, sons je nom de Couleuvre blanchâtre. Dksm. 1817.
LA VERDATRE.
Cobtber ( Natrix) cesttvus , Merr. ; Col. œs tiens , Linn., Latr., I)au ci.; Col. subviridà , Laccp.
Les couleurs de cette couleuvre sont très-agréables, niais sa douceur est encore plus grande. Le dessous de son corps est d’i|n vert plus ou moins clair, ou plu» ou moins mêle de jaune; le dessus est bleu, suivant M. Linnée(aj, et. vert, suivant Catesby , qui l’a observée dans le pays qu’elle ha- » bite. C’est daus la Caroline qu'on' la rencontre. Aus$i déliée, aussi agile que le Roiga, elle peut, comme lui, parcourir les plus légers rameaip des arbres les plus 'élevés; et c’est sur les branches qu’elle passe sa Vie, occupée à poursuivre les motiches et les petits insectes dont elle se uoürrit. Elle est si familière , et l’on sait si bien , dans la Caroline, combien peu elle est dangereuse, qne , suivànt Catesby, on se plaît à la manier, et que plusieurs personnes la portent sans crainte dans leur sein. N’étant vue qu’avec plaisir, on ne cherche pas à la détruire ; aussi est-elle très-commune
(i) Le Verdâtre. M. Dauhçntoli, Encyclopédie méthodique.
Col. trsbvui. Linn., amphib.’Scq>ent. 1
The Green SnaAe , le Serpent vert. Catesby , Carol. a, planche 5;. (a) M. Linnéc cite , an sujet de eeite couleuvre f M. le docteur Carmen,
i Va vue dans la Caroline. *
Lari.pr.ni. Tome IV. a 5
386 £ V HISTOIRE NATURELLE dans la plupart des endroits garnis d’arbres ou de buissons; et ce doit être un spectacle agréable , que de voir les innocents aninpux qui composent cette espèce , entortillés autour des branches , sus- • pendus aûx rameaux, et .formant, pour ainsi dire, dès guirlandes animées au milieu de la verdure et des fleurs, dont l’éclat n’efface point celui de leurs belles ééailles. ^ * • ». -ç. , .
La verdâtre a cent cinquante-cinq grandes plaques, et cent quarante-quatre paires de petites. I^a longueur dé la queue est ordinairement un tiers de la longueur du corps; et les écailles du dos ne sont point, reievéês par une arête. .