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LE LOMBRICS

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Typhlop* vermictUarù , Mcrr. ; Anguis lumbriealis , Lacep.,

■ M L ’ Poud.

LJ .s des caractères auquel on fait le plus d’attention lorsqu’on examine le lombric, c’est la pro-

(i) . Initia , dans l’ile de Chypre.

Serpent d*OreilIe, dans l’Iode.

Le Lombric. M. Dauhcnton, Encyclopédie méthodique.

• Angnu lumbriealis. Linn. , a m phi b. Serp.

Anguis lumbriealis , 144. La uri-nt i Spécimen mcdicutn. fironov. mus. a , p. 5*,'n° 3. , '

Brovtne , Jam. 460, ub. 44 v l»(j. f. Amphisbtrna prima' subargentca. Scba , mus. 1 , ub. 86, lig.‘ a, • '• * V

DES ^EBPENTS. §07

portion générale de son corps, moins gros vers la tête qua l’extrémité opposée, de telle sorte, tfue si on! ne considérait pas la position- des écailles de cet anguis, on serait tenté de prendre le bout de sa queue pour 3a tète, d’autant plus que côtte dernière partie n’est pas pins grosse qne l’extrémité du corps à laquelle elle tient, et que les yeux ne sont que de petits points noirs trèspeu sensibles, et. recouverts par une membrane ainsi que ceux des amphisbènes. Le museau du lombric est très-arrondi et percé de deux petits trous presque invisibles, qui tiennent lieu de narines à l’animal , mais il ne présente d’ailleurs aucune ouverture pour la gueule. Ce n’est qu’audessous du museau, et à une petite distance de cette extrémité qu’on aperçoit une petite bouclie dont les lèvres n’ont que deux lignes de tour, dants le plus grand individu des lombrics conservés au Cabinet du Iloi. La mâchoire inférieure, plus courte que celle de dessus, s’applique si exactement contre Cette mâchoire supérieure, qu'il faut beaucoup d’attention pour reconnaître la place de la bouche lorsqu’elle est fermée. Nous n’a vous pu voir des dents dans aucun des lombrics que nous avons examinés (1), mais nous avons remarqué dans tous une petite langue appliquée, et comme collée contre la mâchoire supérieure.-

(ij Le Lombric était regarde , à 1a Jamaïque, comme je nitneox ; niai» ■owne dit qu’îl n'a jamais pu constater l'existence du venin db <

Browne dit qu’il n'a jamais pu Histoire naturelle de !i Jamaïque, Londr., >1756 , p. 4 6°

j ce reptile.

HISTOIRE KATÜRELLE

fe* •

Le corps entier du lombric e?t presque cylindrique, excepté à l’endroit de la tète qui est un peu fcplati par dessus et pat dessous. Ce serpent est entièrement recouvert de très-petites écailles

toutes de même forme et de même grandeur, tant sur le ventre que sur la queue et sur le dos, et présentant partout une couleur uniforme d’ûn blanc livide, de telle sorte que le dessous du corps niest distingué du dessus, ni par la forme, ni par U position , ni par la couleur des écailles. Le museau est couvert par dessus de trois écailles un |>eu plus grandes que celles du dos, et placées à * côté l’une de l'autre; et trois écailles semblables en revêtent le dessous au-devant de L'ouverture de la bouche. -

L’anus est situé très -près de l’extrémité du corps dont il n’est éloigné que d’une ligne et demie dans un des individus que nous avons décrits. Cette ouverture, faite en forme de fente trèsétroite , n’avait, dans cet individu, qu’une demiligne de longueur, et ne pouvait être aperçue que lorsqu’on pliait le corps de l'animal du côté opposé à celui où était l’anus. La. très-courte queue du lombric est terminée par une écaille pointue et dure; la manière dont nous l'avons vue repliée» dans plusieurs anguis de cette espèce, et la force avec laquelle elle était roidie, ainsi que le reste

/lll O /\ f* r\ C MtVillirant In InmlatX ntmn I A I a

très-unies et très-luisantes, placées les unes au- fc

dessus des autres comme les ardoises sur les toits.

DES- SERPENTS. 5ot)

lombric peut se tourner et se plier en différents

sens. ,

Nous ignorons jusqu’à quelle grandeur les lombrics peuvent parvenir. Le plus grand de ceux que nous avons vus, avait huit pouces onze lignes de longueur, et deux lignes' (le diamètre dans l’endroit le plus gros du corps. Il avait été apporté deTîle de Chypre sous-le nom d’Anilios , mais ce n’est pas seulement dans cette île qu’il habite; on le trouve aussi aux grandes Indes d’où on a envoyé au Cabinet du Iloi un très-petit serpent long de quatre princes neuf lignes, et n’ayant pas une ligne de diamètre, mais qui d’ailleurs est entièrement semblable au lombric, et qui évidemment est un jeune animal de la même espèce. Il est ai - *• rivé sops le pom de Serpent d'oreille ; nous ne savons pas ce qui peut avoir donné lieu à çette dénomination.

La conformation du lombric, la grande facilité qu’il a de se replier plusieurs fois sur lui-même, et celle avec laquelle il peut s’insinuer dans les plus petites cavités, doivent donner à sa manière de vivre beaucoup de ressemblance, avec celle de l’orvet dont il se rapproche à beaucoup d’égards, ainsi qu’avec celles de plusieurs vers proprement dits que l'espece du: lombric lie, pour ainsi dire, à l’ordre des serpents par de nouveaux rapports, et particulièrement par la petitesse de son anus, ainsi que par la position de sa bouche.

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