DE L ACADÉMIE DES SCIENCES
L’auteur a’ joint à l’article de chaque espèce de serpent, une liste très-étendue des Doms qui ont été donnés à qçtte espèce, et. la citation des divers auteurs qui en ont parlé. Non seulement il a’ donné la description' de l’animal, mais autant -qu'il l’a pu, il a exposé ses habitudes. Il a fait usage des différents ouvrages déjà imprimés, et de notes 'manuscrites qui lui ont été envoyées par plusieurs observateurs tels que MM. de La- ’ horde, le baron de ’Widersbach , Correspondants du Cabinet du roi à Cayenne, de Badier de la Guadeloupe, de Sept-Fontaines , etc.
Oji trouve pour chaque genre, des articles principaux, où les caractères génériques des serpents sont exposés plus au long; et à. la tète de tout l’ouvrage, est tin discours sur la nature de ces animaux, dans lequel M. le comte de Lacépède a présenté «ce 'qui est commun aux diverses espèces de ces reptiles , les traits les plus remarquables de leur conformation Jes points, les plus intéressants. de leur histoire et leurs grands rapports avec les autres ordres d’animaux.
Quarante-cinq^ espèces principales ou qui n’avaient pas encore été décrites, -sont figurées dans* cet ouvrage qui est terminé par des articles relatifs à un Iguane cçmu et à un autre lézard à tète rouge, dont les individus ont été envoyés à l’auteur depuis la publication de son Histoire naturelle des quadrupèdes Ovipares., L’Histoire des serpents , que M. le comte de Lacépède a présentée à l’Académie, et dont nous venons d’exposer les principales parties , est faite avec autant de soin qu,ô l’Histoire de$ quadrupèdes ovipares qu’a (Ion née ‘le même auteur; les descriptions y sont aussi exactes; Jes figures sont aussi bonnes. L’auteur a fait beaucoup de
Lictràoi. Tome IV. *
|8 EXTRAIT DES REGISTBES ■»
recherche» pat- rapport aux habitudes de» serpents'; il a observé par lui-même la structure des écailles sonores et mobiles qui terminent la queue des serpents à Sonnettes, et dont la forme et la disposition lui ont donné des lumières sur la formation et l'accroissement de cet organe singulier. M. le comte de Lacépède a aussi reconnu que les prétendues cornes du céraste, ne sont que des éminences écailleuses. 11 a décrit le chaperon du serpent à lunettes et les côtes qui le soutiennent. M. le comte de Lacépède a comparé les mâchoires des serpents venimeux avec celles des serpents qui n’ont point de venin, pour reconnaître les différences qui sont causées par l’organe du venin; il a décrit sur la plupart des serpents la disposition et la figure des écailles qui couvrent le dos, et des grandes et des petites plaques qui revêtent le dessous de ta tète et le dessous du corps et de la queue. 11 a donné le rapport tic la longueur totale de la plupart des serpents avec la longueur de leur queue : ces proportions ’donneht des facilités pour distinguer les différentes espèces de chaque genre de serpents. *
Les caractères distinctifil de ces animaux sont difficiles à exprimer, parce qne leurs différences sont peu sensibles et sujettes à beaucoup de variétés; o’est ce qui a obligé M. le comte de Lacépède à rapporter dans sa table méthodique plusieurs caractères distinctifs pour chaque espèce : ils se confirment mutuellement et ils se suppléent les uns aux autres : par ce moyen on peut classer des animaux qui ne sont pas encore assez bien connus pour être distingués par des caractères moins nombreux.
Nous pensons que l’Histoire naturelle des serpents
Mr
Æf
ft
DK l’académie DES SCIENCES, par M. le comte de Lacépède mérite d'être approuvée par 1 Académie, et imprimée sous son privilège.
-SJ *
"-i'/fv
Signés, Daebenton, Foegrroex de Bondaroy et Br o essor net.
Je certifie le présent extrait conforme à son original ,
et au jugement de l'Académie. A Paris > ce ao mars 1789.
Signé , Tillbt.
te : - ,, > • • ■