‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 168 sur 188 · Idem, ibid · texte numérisé non relu

Idem, ibid

DU MABOUYA. 347 observé par M. François Cetti, qui ne l’a désigné que par les noms sardes de T'iligugu et Tilingoni; ce naturaliste a fort bien saisi ses traits de ressemblance et de différence avec le scinque, et comme il ne connoissoit point le mabouyad’Amérique mentionné dans Sloane, Rochefort et Dutertre, et qui estentièrement semblable au lézard de Sardaigne, qu’il a comparé au scinque, il n’est pas surprenant qu'il ait pensé que son lézard n’avoit pas encore été indiqué par aucun auteur.

M. Thunberg, savant professeur d’Upsal, vient de donner la description d'un lézard qu'il a vu dans l’île de Java, et qu'il compare avec raison au doré, ainsi qu’au scinque, en disant cependant qu'il diffère de l'un et de l’autre, et surtout du premier dont il est distingué par la grosseur et la brièveté de sa queue. Cet animal ne nous paroît être qu'une variété du mabouya, qui, dès lors, se trouve en Asie, ainsi qu'en Europe et en Amérique. L'individu vu par M. Thunberg étoit gris et cendré sur le dos, qui présentoit quatre rangs de taches noires, mèêlées de taches blanches, et de chaque côté duquel s’étendoit une raie noire. M. Afzelius, autre savant suédois, a vu dans la collection de M. Bettiger, à Vesteras, un lézard qui ne différoit de celui que M. Thunbere a décrit, que parce qu'il n’avoit pas de taches sur le dos , et que les raies latérales étoient plus noires et plus égales?.

1. Histoire naturelle des Amphibies et des Poissons de la Sardaigne. Sassari, 1777; 21.

2. Mémoires de l’Académie de Siockholm, trimestre d'avril, de l’année 1787, page 125.

Description du lézard appelé, par M, Thunberg, Lacerta latéralis.

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