‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 21 sur 188 · Catesby, ouvrage déjà cité · texte numérisé non relu

Catesby, ouvrage déjà cité

2. Troisième voyage du capitaine Cook, traduetion françoise , Paris, 1789, page 269.

Catesby rapporte qu'étant, le 20 avril 1725, à trente degrés de lati-

la mer assez élevées en latitude , où elles dormoient paisiblement en flottant à la surface de l’eau.

Les tortues franches ne sont cependant pas si fort attachées aux zones torrides, qu’on ne les rencontre quelquefois dans les mers voisines de nos côtes. Il se pourroit qu’elles habitent dans la Méditerranée , où elles fréquenteroient de préférence , sans doute, les parages les plus méridionaux, et où les Caouanes, qui leur ressemblent beaucoup, sont en très grand nombre. Elles devroient y choisir pour leur ponte les rivages bas, sablonneux, presque déserts et très chauds qui séparent l'Égypte de la Barbarie proprement dite, et où elles trouveroient la solitude, l'abri, la chaleur et le terrain qui leur sont nécessaires: on n’a du moins jamais vu pondre des tortues marines sur les côtes de Provence ni du Languedoc, où cependant l’on en prend de temps en temps quelques unes?. Elles peuvent aussi être quelquefois jelées par: des accidents particuliers vers de plus hautes latitudes, sans en périr : Sibbald dit tenir d’un homme digne de foi, qu'on prenoit quelquefois des tortues marines dans les Orcades; et l’on doit présumer que les tortues franches peuvent non seulement vivre

tude , et à peu près à une distance égale des îles Açores et de celles de Bahama , il vit harponner une tortue Caouane, qui dormoït sur la surface de la mer. Histoire naturelle de la Carotine , vol. IT, page 40.

M. de La Borde a vu beaucoup de tortues qui nageoïent sur l’eau, à plus de trois cents lieues de terre. Note communiquée par M. de La Borde.

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