‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 24 sur 188 · DE LA TORTUE ÉCAILLE-VERTE · texte numérisé non relu

DE LA TORTUE ÉCAILLE-VERTE

belles, très transparentes, très minces, et cependant propres à plusieurs ouvrages. La tête des tortues écaille-verte est petite et arrondie. Elles ressemblent d’ailleurs aux tortues franches, par leur forme et par leurs mœurs; elles ne deviennent pas cependant aussi grandes que ces dernières; et, en général, elles sont plus petites environ d’un quart!. On les rencontre en assez grand nombre dans la mer du Sud, auprès du cap Blanco, de la Nouvelle-Espagne?. Il paroi qu'on Îles trouve aussi dans le golfe du Mexique, et qu'elles habitent presque tous les rivages chauds du Nouveau-Monde, tant en deçà qu'au delà de la ligne; mais on ne les a pas encore reconnues dans l’ancien continent. Leur chair est un aliment aussi délicat et peut-être aussi sain que celle des tortues franches; et il y a même des pays où on les préfère à ces dernières. Leurs œufs salés et séchés au

1. Note communiquée par M. le chevalier de Widerspach, correspondant du Cabinet du Roi.

2. « J'ai remarqué qu’à Blanco, cap de la Nouvelle-Espagne dans la » mer du Sud, les tortues vertes (l’espèce dont parle ici Dampier est » celle que nous nommons écaille-verte ) qui sont les seules que l’on » y trouve, sont plus grosses que toutes celles de la même mer. Elles » y pèsent ordinairement deux cent quatre-vingts ou trois cents livres : » le gras en est jaune , le maigre blanc, et la chaîr extraordinairement » douce. À Bocca Toro de Varragua, elles ne sont pas si grosses ; leur » chair est moins blanche , et leur gras moins jaune. Celles des baïes » de Honduras et de Campêche sont encore plus petites; le gras en est » vert, et le maigre plus noir; cependant ur capitaine anglois en prit » une à Port-Royal, dans la baïe de Campêche, qui avoit quatre » pieds du dos au ventre, et six pieds de ventre en largeur. Le gras » produisit huit galons d'huile, qui reviennent à trenie-cinq pintes » de Paris. » Dampier, tome I, page 115.

soleil, sont très bons à manger. M. de Bomare est le seul nalaraliste qui ait indiqué cette espèce de tortue que nous n'avons pas vue, et dont nous ne parlons que d’après les voyageurs et les observations de M. le

chevalier Widerspach.

DE LA CAOUANE.

(Ve SS]

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LA CAOUANE.

La Tortue CaouanE, Cuv. — Caretta Cephalo, Merr. — Testudo Mydas, Linn., var. a. — Testudo Caretta, Schæpff.

La plupart des naturalistes qui ont décrit cette troisième espèce de tortue de mer, lui ont donné le

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