‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 25 sur 188 · Le Caret. M. Daubenton , Encyclopédie méthodique · texte numérisé non relu

Le Caret. M. Daubenton , Encyclopédie méthodique

Testudo Caretta, Linn. Amph. rept. ( Nous devons observer que la figure de Séba , indiquée pour cette tortue par Linnée, ne représente pas la tortue Caret de ce naturaliste, mais celle qu’il a désignée par l'épithète latine de émbricata , et qui est notre caret,

Testudo Cephalo, Hist. nat. des Tortues, par M. Schneider.

Raï, Synopsis Quadrupedum , page 257. Testudo marina, Gacuana dicta.

The lodger head Turtle. Browne, Hist. nat. de la Jamaique, p. 465, Testudo 3, unguibus utrinque bines acutis, squamis dorst quinque gibbis.

Tortue caouane, Rochefort, Hist. des Antilles, page 248.

Id. Labat, page 508.

Kaouane, Du Tertre , page 228.

Testudo marina, Caouana dicta. Sloane, Voyage aux îles Madère, Barbade , etc., vol. I1, page 531.

Catesby, Car. vol. IT, page 59.

T'estudo corticata vel corticosa. Rondelét . Hist, des poissons , Lyon, 1558, page 557.

Canuarñeros et Juruca, aux Antilles. Dictionnaire d’'{lisioire natureile, par M, Valmont de Bomare.

Où HISTOIRE NATURELLE nom de Caret; mais comme ce nom est appliqué, depuis long-temps, par les voyageurs, à la tortue qui fourait les plus belles écailles, nous conserverons à celle dont il est ici question, la dénomination de Cuouane sous laquelle elle est déjà très connue, et uniquement désignée par les naturels des contrées où on la trouve. Elle surpasse en grandeur la tortue franche !, et elle en diffère d’une manière bien marquée par la grosseur de la tête, la grandeur de la sueule, l'allongement et la force de la mâchoire supérieure ; le cou est épais et couvert d’une peau lâche, ridée et garnie de distance en distance d’écailles calleuses?; le corps est ovale; etla carapace plus large au inilieu et plus étroite par derrière, que dans les autres espèces. Les bords de cette couverture sont warnis de lames, placées de manière à les faire parotiire dentés comme une scie : le disque présente trois rangées longitudinales d’écailles ; les pièces de la ransée du milieu se relèvent en bosse et finissent par derrière en pointe; la couverture supérieure paroît d’un jaune tacheté de noir, lorsque l’animal est dans l’eaué. Le plastron se termine du côté de l'anus, paï une sorte de bande un peu arrondie par le bout : il est garni communément de vingt-deux ou vingt-quatre écailles. La queue est courte ; les pieds qui sont couverts d’écailles épaisses, et dont les doigts sont

1. Catesby, Histoire naturelle de la Caroline, vol. IE, page 4o. Note communiquée par M. le chevalier de Widerspach.

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