‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 32 sur 188 · Dampier, tome L · texte numérisé non relu

Dampier, tome L

DU GARET. 109 assez d'un côté ou de l’autre , pour que ses pieds saisissent la terre, qu'il se retourne, et qu'il se remetle sur ses quatre pattes. Les belles écailles qui recouvrent sa carapace pèsent ordinairement toutes ensemble de trois à quatre livres!, et quelquefois même de sept à huit?. On estime le plus celles qui sont épaisses, claires, transparentes, d’un jaune doré, el jaspées de rouge et de blanc, où d'un brun presque noir?. Lorsqu'on veut les façonner, on les ramollit dans de l’eau chaude, et on les met dans un moule dont on leur fait prendre aisément la forme , à l’aide d'une forte presse de fer; on les polit ensuite, et on y ajoute les ciselures d’or et d’argent , et les autres ornements étrangers avec lesquels on veut en relever les couleurs.

On prétend que, dans certaines contrées, et particulièrement sur les côtes orientales et humides de l'Amérique méridionale, le caret se plaît moins dans la mer que dans les terres noyées, où il trouve apparemment une nourriture plus abondante ou plus convenable à ses goûts 4,

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