Voyez l’article de la Tortue, appelée la Grecque
4. Courad Gesner, Hist. des animaux, liv, IL, des Quadrup. ovip.,
p. », édit. de 1554.
quadrupèdes , puisqu'on peut séparer les nerfs de la tête de ceux qui prennent racine dans la moelle épinière, sans que l'animal meure tout de suite, ni même paroisse beaucoup souffrir dans les premiers moments; mais ne démontre-t-il pas encore que leurs vaisseaux sanguins ne communiquent pas entre eux autant que ceux des autres quadrupèdes , puisque sans cela tout le sang s’échapperoit par les endroits où les artères auroient élé coupées; et l’animal resteroit sans mouvement et sans vie ? Ceci s'accorde très bien avec la lenteur et la froideur du sang des quadrupèdes ovipares ; et il ne faut pas être étonné que non seulement ils ne perdent pas la vie au moment que leur tête est séparée de leur corps, mais encore qu'ils vivent plusieurs jours sans l’organe qui leur est nécessaire pour prendre leurs aliments. Ils peuvent se passer de manger pendant un temps très long; on a vu même des tortues et des crocodiles demeurer plus d’un an privés de toute nourriture. La plupart de ces animaux sont revêtus d’écailles ou d’enveloppes osseuses, qui ne laissent passer la transpiration que dans un petit ombre de points : ayant d’ailleurs le sang plus froid , ils perdent moins de ieur substance, et par conséquent ils doivent moins la réparer. Animés par une moindre chaleur, ils n'éprouvent pas celle grande dessiccation, qui devient une soif ardente dans certains animaux ; ils n’ont pas besoin de rafraîchir, par une boisson très abondante, des vaisseaux intérieurs, qui ne sont jamais trop échauflés. Pline et les anciens avoient reconnu que les animaux