‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 3)Chapitre 101 sur 113 · F GLAUQUE · texte numérisé non relu

F GLAUQUE

SQUAL

Le

FTENANRERENE

DES POISSONS. 365 ples de ces migrations, celui d’un squale très-grand dont j'ai vu la dépouille à Paris en 1788, et dont on y montra au public la peau préparée sous le nom de peau de baleine , jusqu’à ce que le propriétaire de cette dépouille m'eût demandé le véritable nom de cet animal. Ce poisson avoit échoué sur le sable à Saint-Cast, près de Saint-Malo, en décembre 1787. Il fut remorqué jusqu’à ce dernier port, où il fut acheté par M. Delattre, de qui Je tiens ces détails. Au moment où ce poisson fut pris, il avoit trente-trois pieds de longueur totale, sur vingt-quatre pieds de circonférence à l'endroit de sa plus grande grosseur! Mais la dessiccation et les autres préparations que l’on fut obligé de faire subir à la peau, avoient réduit cette dépouille à de plus petites dimensions ; et lorsque je l'examinai, elle n’avoit plus que vingt-cinq pieds de longueur. En voyant ces restes, on n'étoit pas étonné que les squales très-grands pussent avaler de petits cétacés tout entiers, ainsi que l'ont écrit plusieurs naturalistes.

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