‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 3)Chapitre 28 sur 113 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Lorsque l'hiver est près de régner de nouveau, toutes les opérations relatives à la ponte sont terminées depuis long-temps ; les œufs sont depuis longtemps non seulement fécondés, mais éclos ; les jeunes prickas ont atteint un degré de développement assez grand pour pouvoir lutter contre le courant des fleuvés et entreprendre des voyages assez longs. Elles partent presque toutes alors avec les prickas adultes, et se rendent dans les différents lacs d’où leurs pères et mères étoient venus dans le printemps précédent À et dont le fond est la véritable et la constante habitation d'hiver de ces pétromyzons, parce que ces cartilagineux y trouvent alors, plus que dans les rivières, et la température et la nourriture qui leur conviennent.

Au reste, on rencontre la pricka non seulement dans un très grand nombre de contrées de l'Europe et de l'Asie, mais encore de l’Amérique, et particulièrement de l'Amérique méridionale.

On a écrit que sa vie étoit très courte et ne s’étendoit pas au delà de deux ou trois ans!, Ïl est impossible de concilier cette assertion avec les faits les plus constants de l’histoire des poissons ?; et d’ailleurs elle est contredite par les observations les plus précises faites sur des individus de cette espèce.

Les prickas, ainsi que les lamproiïes, peuvent vivre hors de l’eau pendant un temps assez long. Cette faculté donne la facilité de les transporter en vie à des distances assez grandes des lieux où elle ont été pèchées; mais on peut augmenter cette facilité pour

Page 1