‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 3)Chapitre 30 sur 113 · Voyez l'Histoire naturelle des Serpents · texte numérisé non relu

Voyez l'Histoire naturelle des Serpents

2. Lampetra cæca, seu oculis carens. (Ray, sinopsis, 56.) 3. Enneophthalmos cæcus. (Willughby, p. 107.)

DES POISSONS. 167 comme celui de plusieurs vers; et les couleurs qu'il présente sont le plus souvent, le verdâtre sur le dos, le jaune sur les côtés, et le blanc sur le ventre, sans taches ni raies.

Sa manière de vivre dans les rivières est semblable à celle de la pricka et de la lamproiïe dans les fleuves, dans les lacs, où dans la mer: il s'attache à différents corps solides; et même, faisant quelquefois passer facilement l'extrémité assez déliée de son museau au dessous de l’opercule et de la membrane des branchies de grands poissons, il se cramponne à ces mênfes branchies, et voilà pourquoi Linnée l’a nommé petromyzon branchialis.

Il est très bon à manger; et, perdant la vie peutêtre plus diffcilement encore que les autres pétromyzons qui le surpassent en grandeur, on le recherche pour le faire servir d'appât aux poissons qui n’aiment à faire leur proie que d'animaux encore vivants.

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LE PÉTROMYZON PLANER!’

Petromyzon Planeri, Br., Guer., Lacer.

Daxs toutes les eaux on trouve quelque espèce de pétromyzon ; dans la mer, la lamproiïe ; dans les lacs,

1. Le Planer. Petromyzon corpore annulato, ore papilioso ; Bloch, 5, p- 47.0. 4, pl. 88, fig. 3.

Petromyzon Planert, Linnée, édition de Gmelin.

Lumproie Planer, Bonnaterre , planches de l'Encycl. méthodique.

la pricka ; danses fleuves, le lamproyon. Nous allons voir le planer habiter les très petites rivières. C'est dans celles de Thuringe qu'il a été découvert par le professeur Planer d’Erford ; et c’est ce qui a engagé Bloch à lui donner le nom de Planer, qu’une reconnoissance bien juste envers ceux qui ajoutent à nos connoissances en histoire naturelle nous commande de conserver. Plus long et plus gros que le lamproyon, ayant les nageoires dorsales plus hautes, mais paroissant ännelé comme ce dernier cartilagineux, il est d’une couleur olivâtre, et distingué de plus des autres pétromyzons par les petits tubercules ou verrues aiguës qui garnissent la circonférence de l'ouverture de sa bouche, par un rang de dents séparées les unes des autres, qui sont placées au delà de ces verrues, et par une rangée de dents réunies ensemble, que l’on aperçoit au delà des dents isolées.

Lorsqu'on plonge le planer dans de l’alcohol un peu afoibli, il y vit plus d’un quart d'heure en s’agitant violemment, et en témoignant, par les mouvements convulsifs qu'il éprouve, l’action que l’alcohoi

exerce particulièrement sur ses organes respiratoires.

LE PÉTROMYZON ROUGE.

Petromyzon ruber. Lacer.

Nous donnons ce nom à un pétromyzon dont le savant et zélé naturaliste M. Noël, de Rouen, a bien

DES POISSONS. 169 voulu nous envoyer un dessin colorié. Ce poisson se trouve dans la Seine , et est connu des pêcheurs sous le nom de Sept-æil rouge à cause de sa couleur, ou d’Aveugle à cause de l’extrème petitesse de ses yeux. On se représentera aisément l’ensemble de ce cartilagineux , qui a beaucoup de rapports avec le lamprovon, si nous ajoutons à ce que nous venons de dire de cet animal, que l’ouverture de la bouche du pétromyzon rouge est beaucoup plus petite que le diamètre de la partie du poisson dans laquelle les branchies sont renfermées ; que la surface supérieure de la tête, du corps et de la queue, offre une nuance plus foncée que les côtés, et que des teintes sanguinolentes se font particulièrement remarquer auprès

des ouvertures des organes de la respiration.

LE PETROMYZON SUCET.

Petromyzon sanguisuga. Lacrr.

C’esr encore à M. Noël que nous devons la description de ce pétromyzon, que les pêcheurs de plusieurs endroits situés sur les rivages de la Seine-[nférieure ont nommé Sucet{. [1 se rapproche beaucoup du lamproyon, ainsi que le rouge; mais il diffère de ces

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