Discours sur la nature des poissons
206 HISTOIRE NATURELLE est-maintenue par ce tégument et retient l’aiguillon. Au reste, l’on voit autour des yeux plusieurs aiguillons de même forme, mais beaucoup plus petits.
La peau qui revêt et la tête, et le corps, et la queue, est forte, tenace, et enduite d’une humeur gluante qui entretient la souplesse, et la rend plus propre à résister sans altération aux attaques des ennemis des raies, et aux effets du fluide au milieu duquel vivent les batis. Ce suc visqueux est fourni par des canaux placés assez près des téguments, et distribués sur chaque côté du corps et surtout de la tète. Ces canaux s'ouvrent à la surface par des trous plus ou moins sensibles, et l’on en peut trouver are description très détaillée et très bien faite dans le bel ouvrage du professeur Monro sur les poissons.
La couleur générale de la batis est, sur le côté supérieur, d’un gris cendré, semé de taches noirâtres, sinueuses, irrégulières, Îles unes grandes, les autres petites, et toutes d’une téinte plus ou moins foible : le côté inférieur est blanc, el présente plusieurs rangées de points noirâtres.
Les batis, ainsi que toutes les raies, ont en général leurs muscles beaucoup plus puissants que ceux ces autres poissons ?; c’est surtout dans la partie antérieure de leur corps que l’on peut observer celte su-