Linnée, édilion de Gmelin
2. Raja Halavi, Forskael, Faun. arab., p. 19, n. 18. Baie Halavi, Bonnaterre, planches de l'Encyclopédie méthodique,
et qui ne présente aucun trait d’ après lequel on doive l'en séparer.
LA RAÏIE GIORNA.
Raia Giorna, Lacep.— Cephaloptera Giorna, Risso.
Que l’on se rappelle les cinq raies gigantesques que nous avons décrites, et sur lesquelles nous avons fait remarquer un attribut particulier, un double organe du toucher, que la nature a placé au devant de leur tête; que l’on se souvienne de ce que nous avons dit au sujet de ces grandes raies, la Mobular, la Manatia, la Fabronienne, a Banksienne et la Frangée, dont l'instinct, par un effet de leur organe double et mobile, doit être supérieur à celui des autres raies, de même que leurs dimensions surpassent celles des cartilagineux de leur genre : on éprouvera une vive reconnoissance pour M. Giorna, qui a reconnu une sixième raie dont la conformation et la grandeur obligent à la placer dans cette famille si favorisée. Cet académicien, qui dirige si dignement le Muséum d’histoire naturelle de Turin, a bien voulu nous adresser un dessin et une description de cette raie, à laquelle nous nous sommes empressés de donner le nom du savant naturaliste qui nous la faisoit connoître.
Un individu de cette espèce avoit été pêché dans la mer qui baigne Nice, et envoyé à M. Giorna par M. son . -fils.
La Raie Giorna est d’un brun obscur par dessus, olivâtre sur les bords , et blanche en dessous. On voit au devant de sa tête, qui est large, deux appendices qu’on seroit tenté de comparer à des cornes, et qui, présentant une couleur noirâtre, des stries longitudinales, huit rangs obliques de tubercules, s’attachent à la lèvre supérieure par une sorte de rebord membraneux. Les yeux sont placés sur les côtés de la tête. Derrière chaque œil paroît un évent large et demicirculaire. La dorsale a, comme les pectorales, la forme d’un triangle isocèle. La queue, très déliée, est lisse jusqu'au quart de sa longueur, et ensuite tuberculée des deux côtés. Un petit hole placé à côté de chaque ventrale, tient lieu de nageoire de l'anus.
L'individu décrit par M. Giorna avoit près de deux mètres de longueur totale, et près d’un mètre et demi d'envergure, c'est-à-dire de largeur, à compter du bout extérieur d’une pectorale au bout extérieur de l’autre. La queue étoit trois fois plus longue que la tête et le corps pris ensemble; la base de chaque pectorale avoit, avec chacun des autres côtés de cette nageoire triangulaire, le rapport de 14 à 26 ou à peu près. La longueur de chaque appendice du front étoit près du dixième de la longueur de la queue.
LA RAIE MOBULAR”.
Raia Mobular, GeL., Lacer.
se ———
C’est Duhamel qui à fait connoître cette énorme espèce de poisson cartilagineux ?, dont un individu, du poids de plus de vingt-neuf myriagrammes ( six cents livres), fut pris en 1723 dans la madrague 5 de