‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 3)Chapitre 8 sur 113 · Histoire des Animaux, Liv. [V · texte numérisé non relu

Histoire des Animaux, Liv. [V

DES POISSONS. 61 nous voulons soumettre toutes les qualités à nos recherches.

Dès 1635, Nicolas Stenon de Copenhague a vu cet organe , et en a indiqué les principales parties! ; ce n’est cependant que depuis les travaux des anatomistes récents, Geoffroy le père, Vicq-d’Azyr, Camper, Monro et Scarpa, que nous en connoissons bien ja construction.

Dans presque aucun des animaux qui vivent babituellement dans l’eau, et qui reçoivent les impressions sonores par l'istermédiaire d’un fluide plus dense que celui de l'atmosphère, on ne voit ni ouverlure extérieure pour l'organe de l’ouie, ni oreille externe, ni canal auditif extérieur, ni membrane du tympan, ni cavité du mème nom, ni passage aboutüissant à l'intérieur de la bouche, et connu sous le nom de trompe d’Eustache, ni osselets auditifs correspondants à ceux que l’on a nommés enclume, marteau ou étrier, ni limaçcon, ni communication intérieure désignée par la dénomination de fenêtre ronde. Ces parties manquent, en effet, non seulement dans les poissons, mais encore dans les salamandres aquatiques ou à queue plate, dans un grand nombre de serpents?, dans les crabes , et dans d’autres animaux à sang blanc, tels que les sépies, qui ont un organe de l’ouie, et qui habitent au milieu des eaux. Mais les poissons n'en ont pas moins reçu, ainsi que les serpents dont nous venons de parler, un instrument

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