‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 3)Chapitre 9 sur 113 · Actes de Copenhague, an. 1675, dbserv · texte numérisé non relu

Actes de Copenhague, an. 1675, dbserv

2. Les serpents ont cependant un os que l’on pourroit comparer à un des oselets auditifs, et qui s'étend depuis la mâchoire supérieure jusqu'à l'ouverture intérieure appelée fenétre ovale.

62 SUR LA NATURE auditif, composé de plusieurs parties très remarquabies, très grandes et très distinctes. Pour mieux faire connoître ces diverses portions, examinons-les d’abord dans les poissons cartilagineux. On voit premièrement, dans l'oreille de plusieurs de ces derniers animaux, une ouverture formée par une membrane tendue et élastique, ou par une petite plaque cartilagineuse et semblable ou très analogue à celle que l’on nomme fenêtre ovale dans les quadrupèdes et dans l’homme. On aperçoit ensuite un vestibule qui se trouve dans tous les cartilagineux, et que remplit une liqueur plus ou mois aqueuse; et auprès se montrent également, dans tous ces poissons, trois canaux composés d’une membrane transparente et cependant ferme et épaisse, que l’on a nommés demi-cireulatres, quoiqu'ils forment presque un cercle, et qui ont les plus grands rapports avec Îles trois canaux membraneux que l’on découvre dans l’homme et dans les quadrupèdes!, Ces tuyaux demi-cireulaires, renfermés dans une cavité qui n’est qu'une continuation du vestibule, et qu'ils divisent de manière à produire une sorte de labyrinthe, sont plus grands à proportion que ceux des quadrupèdes et de l’homme; contenus souvent en partie dans des canaux cartilagineux que l’on voit surtout dans les raies, et remplis d’une humeur particulière , ils s’élargissent en espèces d’ampoules, qui recoivent la pulpe dilatée des ramifications acoustiques, et doivent être comprises parmi les véritables siéges de l’ouie.

Indépendamment des trois canaux, le vestibule

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