rayons à la membrane branchiale
15 rayons non articulés à la première nagcoire du dos. 12 rayons à la seconde dorsale.
1 où 2 aigaillons et 26 ou 27 rayons articulés à chacune des pectorales.
1 aiguillon et 5 rayons articulés à chacune des thoracines. 19 rayons à celle de l'anus.
50 rayons à celle de la queue.
100 HISTOIRE NATURELLE gine, fléchie ensuite plus d’une fois, devient droite, et s’avance vers l'extrémité de la queue.
La bonite a presque toujours plus de six décimètres de longueur : elle se nourrit quelquefois de plantes marines et d'animaux à coquille, dont Commerson a trouvé des fragments dans l’intérieur de plusieurs individus de cette espèce qu'il a disséqués; le plus souvent néanmoins elle préfère des exocets ou des triures. On la rencontre dans le grand Océan, aussi bien que dans l'océan Atlantique; mais on ne la voit communément que dans les environs de la zone torride : elle y est la victime de plusieurs grands animaux marins; elle y périt aussi très fréquemment dans les rets des navigateurs, qui trouvent le goût de sa chair d'autant plus agréable, que lorsqu'ils prennent ce scombre , ils ont été communément privés depuis plusieurs jours de nourriture fraîche; et, poisson misérable, pour employer l'expression de Comnerson, elle porte dans ses entrailles des ennemis très nombreux; ses intestins sont remplis de petits tœnia el d’ascarides : jusque sous sa plèvre et sous son péritoine , sont logés des vers cucurbitains très blancs, très pelits, et très mous; et son estomacrenferme d’autres animaux sans verlèbres, que Cominerson a cru devoir comprendre dans le genre des sangsues.
Avant de terminer cet article, nous croyons utile de bien faire connoître quelques unes des principales différences qui séparent la bonite du thazard, avec lequel on pourroit la confondre. Premièrement, la bonitle a sur le ventre des raies noirâtres et longitudinales qui manquent sur le thazard. Deuxièmement,
DES POISSONS. 101 son corps est plus épais et moins arrondi. Troisièmement, elle n’a pas, comme le thazard, une lache bleue sous chaque œil. Quatrièmement , elle est couverte, sur tout le corps et la queue, d’écailles placées les unes au dessus des autres : le thazard n’en montre d’analogues que sur le dos et quelques autres parties de sa surface. Cinquiëmement, sa membrane branchiale est soutenue par sept rayons; celle du thazard n’en comprend que six. Sixièmement , le nombre des rayons est différent dans les pectorales ainsi que dans la première dorsale de la bonite, et dans les pectorales ainsi que la première dorsale du thazard. Septièmement, le cartilage situé au dessous des thoracines est caché par la peau dans le thazard; il est à découvert dans la bonite. Huitièmement , la queue est plus profondément échancrée dans la bonite que dans le thazard. Neuvièmement , la ligne latérale diffère dans ces deux scombres , et par le lieu de son origine , et par ses sinuosités. Dixièmement, enfin, la couleur de la chair du thazard est jaunâtre.
Que l’on considère avec Commerson qu'aucun de ces caractères ne dépend de l’âge ni du sexe, et l’on sera convaincu avec ce naturaliste que la bonite est une espèce de scombre très différente de celle du thazard décrite pour la première fois par ce savant voyageur,