Scomber colias , Linnée, édition de Gmelin
Kolias, Aristot., Hist. anim. V, 9; VIII, 15; et IX, 2. Id., Athenæus, Deipnosoph. IIT, 118, 120; VIT, 521. Colias, Aldrov. Pisc., p. 274.
Gesn. Aquat., p. 256.
Willughby, Ichthyol., p. 182.
Lacertus, Klein, Miss. pisc. 5, p. 122.
« Scomber læte viridis et azureus. » Cetti, Pesce e anf. di Sard.,
DES POISSONS. 121 diffère quelquefois par les nuances qu'il offre, puisque, suivant le naturaliste Cetti, il présente un vert gai mêlé à de l’azur, mais qui d’ailleurs a fes plus grands rapports avec le poisson que nous venons de décrire. Le professeur Gmelin lui-même, en linscrivant à la suite du maquereau, demande s’il ne faut pas le considérer comme ce dernier scombre encore jeune.
Au reste, quelques auteurs, et particulièrement Rondelet !, ont appliqué cette dénomination de Colias à d’autres scombres que l’on nomme Coguoils auprès de Marseille, qui habitent dans la Méditerranée , qui s’y plaisent surtout, dans le voisinage des côtes d’Espagne, qui sont plus grands et plus épais que le maquereau crdinaire , et que néanmoins Rondelet regarde comme n'étant qu'une variété de ce dernier poisson, avec lequel on le confond en effet très souvent.
Peut-être est-ce plutôt aux Coguoils qu'aux maquereaux verts et bleus de Cetti, qu'il faut rapporter les passages des anciens naturalistes, et principalement celui d’Athénée que nous venons de citer.
Quoi qu'il en soit, les Coguoils ont la chair plus giuante et moins agréable que le maquereau ordinaire. Ils sont couverts d’écaiiles petites et tendres : une partie de leur tête est si transparente, qu’on distingue, comme au travers d’un verre, les nerfs qui, du cerveau, aboutissent aux deux organes de la vue. Rondelet ajoute que, vers le printemps, ils jettent du sang aussi resplendissant que la liqueur de la pourpre.