‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 5)Chapitre 18 sur 177 · Platesia , plada , plays , pleis, plaethiz · texte numérisé non relu

Platesia , plada , plays , pleis, plaethiz

Plye, dans quelques départements de la France. Flotant, à Bordeaux, suivani M. Duthrouil, officier de santé. Plaise, en Angleterre.

Karkole , en Islande.

Hellebutt , en Norwége.

Sondmeer kong, ibid.

Vaar-guld , ibid.

Floender slueter, ibid.

Skalla , en Suède.

Rœdspætte , en Danemarck.

Schickpleder, ibid.

Schuller, ibid,

Schulle , auprès de Hambourg,

Plutteis, en Allemagne.

Pladise, ibid.

Scholle, ibid.

Id. en Hollande.

Come , au Japon,

Jei, ibid.

Bot , aux Moluques.

Pleuronectes platessa , Linnée , édition de Gmelin,

elle est moins recherchée. Elle habite dans la Baltique, dans l'Océan atlantique boréal, et dans plusieurs autres mers. Le côté gauche de ce thoracin et d'un blanc bleuâtre pendant la jeunesse du poisson, et rougeâtre lorsqu'il est plus âgé ; l'ouverture de la bouche petite; la mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure, et garnie, comme cette dernière, d’une rangée de dents petites et mousses; le gosier défendu, pour ainsi dire, par deux os très rudes; la langue lisse ; le palais dénué de dents; la ligne latérale presque droite; la base des nageoires du dos, de l’anus

Pleuronecte plie, Daubenton et Haüy, Encyclopédie méthodique.

Id. Bonnaterre, planches de l'Encyclopédie méthodique.

Bloch, pi. 42.

a Pleuronectes tuberculis sex.» Faun. Suecic. 328.

Mall. Prodrom. Zoolog. Danic., p. 44, n. 575.

It. Wgoth. 179.

Pleuronectes slaelvar, It. scan. 526.

« Pleuronectes..….. tuberculis sex in dextra capitis...…, » Artedi, gen. 17, Syn. 00.

Plie, Rondelet, part. 1, liv. 11, chap. 6.

Passer, vel platessa, Gesner, p. 664 et 670 ; et (germ.), fol. 59, a.

1d. Schonev., p. 61. œ

Id. Willughby, p. 96, t. 5.

Id. Rai, p. 31, n. 8.

Passer lœvis, Aldrovand., lib. 2, cap. 47, p. 245.

Id. Jonston, lib. 1, tit. 5, cap. 5, a. 2, punct. 1, tab. 20, fig. 7, et 9.

Id. Charlet. 149.

Gronov. mus. 1, p. 14, n. 66; Zooph., p. 52, 0. 246.

Act. Helvet. 4, p. 262, n. 142.

Klein, miss. pisc. 4, p. 55, n. 5; et p. 54, n. 6.

Beion, Aquat., p. 141.

Ruysch, Theatr. anim., p. 59, 66, tab. 22, fig. =elo.

Brit. Zoolog. 3, p. 186, n. 5.

Plie, Valmont de Bomare, Dictionnaire d'histoire naturelle.

et de la queue, couverte de petites écailles ; l'anale précédée d’un aiguillon assez fort ; la hauteur de l’animal plus grande que celle de la sole, à proportion de la longueur totale; l'estomac allongé ; le canal intestinal très sinueux ; le pylore voisin de deux ou quatre cœæcums ou appendices; et l’épine dorsale composée de quarante-trois vertèbres.

La plie pèse quelquefois quinze ou seize livres. Plusieurs de ses habitudes, et les différentes manières de la pêcher, ressemblent beaucoup à celles que nous avons décrites en parlant de la sole. Souvent on la sale ou on la sèche à l'air.

On a cru pendant long-temps, sur quelques côtes de France ou d'Angleterre , que la plie étoit engendrée par un petit crustacée nommé Chevrette. Le physicien Deslandes chercha, il y a déjà un très crand nombre d'années, à découvrir l’origine de cette opinion qui maintenant seroit absurde. Il fit plusieurs observations à ce sujet. Il mit des chevrettes dans un vase de trois mètres de circonférence, et rempli d’eau de mer. Au bout de douze ou treize jours, il aperçut huit où neuf petites plies, qui grandirent insensiblement; et cette expérience lui réussit toutes les fois qu'il la tenta. Dans le printemps suivant, il plaça dans un vase des plies,. et dans un second des plies et des chevrettes. Îl paroît que, parmi les plies des deux vases, il y avoit des femelles qui pondirent leurs œufs, et cependant aucun jeune pleuronecte ne parut que dans celui des vaisseaux qui contenoient des chevrettes. Deslandes examina alors ces crustacées, et il vit de véritables œufs de plie attachés sous le ventre de ces crabes. Il les ouvrit, et s’aperçut non seulement

45 HISTOIRE NATURELLE qu'ils avoient été fécondés, mais encore qu'ils renfermoient des embryons déjà un peu développés. Il conclut de tout ce qu'il avoit vu, que les œufs des plies ne pouvoient se développer que couvés, pour ainsi dire, sous le ventre des chevrettes. Au lieu d’admettre celte opinion que rien ne peut soutenir, ce physicien auroit dû penser que les plies écloses dans ces vases provenoient d'œufs pondus et fécondés près d’un rivage fréquenté par des chevrettes , qui aiment beaucoup à se nourrir du frai des poissons , et particulièrement de celui des pleuronectes. Ces œufs enduits d’une humeur très visqueuse, au moment de leur fécondation, comme ceux de presque tous les habitants des eaux douces ou salées, s’étoient collés facilement contre le ventre des chevrettes qu'il avoit prises pour en faire les sujets de ses expériences. Avant de terminer cet article, nous devons faire remarquer que plusieurs auteurs, et notamment Belon, Rondelet, Gesner et Aldrovande, ont fait représenter la plie avec les deux yeux placés au côté gauche. Cette faute est venue vraisemblablement de ce qu'ils n’ont pas eu le soin de diriger leurs artistes, qui auroient dû dessiner le poisson à rebours. Mais quoi qu'il en soit il paroît qu'une faute semblable a eu lieu pour plusieurs espèces du genre de la plie; et nous pensons avec Bloch, que ce défaut d'attention a dû contribuer à faire compter par les naturalistes récents, plus d'espèces de pleuronectes qu'ils n’auroient dû en admettre dans leurs catalogues.

1. 6 rayons à la membrane branchiale du pleuronecte plie. 12 rayons à chaque pectorale.

DES POISSONS. 49 M. Noël, de Rouen, nous a mandé, dans le temps, que l’on connoiïssoit à Caen, sous le nom de Franquise, une variété de la plie ou Plie franche, qu’on appelle Carrelet à Dieppe ainsi qu'à Fécamp, et qu'il ne faut pas confondre avec notre pleuronecte carrelet. Les individus de cette variété remontent jusque dans les guideaux du Tôt, lorsqu'ils sont portés avec violence dans la Seine par les eaux de la barre située à l'embouchure de cette rivière.

6 rayons à chaque thoracine.

19 rayons à la nageoïre de la queue.

5o HISTOIRE NATURELLE

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LE PLEURONECTE FLEZ”.

Pleuronectes Flessus, Linx., Guer., BLrocu. — Platessa Flessus, Cuv.—Pleuronectes Passer, Brocu.

Le Preuronecre Frynpre?, Pleuronectes platessoides, Linn., Gmei., Lacep.—PLeurONEGTE Pour?, Platessa Pola, Cuv. ; Pleuronectes Cynoglossus, Linn., Gmel., Lacep.— Preuronecte LANGuETTE k, Pleuronecles Linguatula, Linn., Gmel.,Lacep.—PLEURONEGTE GLACIAL *, Pleuronectes glacialis, Linn., Gmel., Lacep. — PreuronecrTe Liman- DELLE ©, Pleuronectes Limandula, Lacep.— PLEURONECTE cmiNois, Pleuronectes sinensis, Lacep.—Preuronecte Limanpoïne?, Pleuronectes limandoides, Linn.. Gmel., Lacep.; Hippoglossus limandoides, Cuv.— Preuroncre Pécouze *, Pleuronectes Pegusa , Lacep.; Solea oculata, Cuv. ; Pleuronectes oculatus, Schn.; Pleuronectes Rondeletit, Shaw.

Le flez se rend au printemps vers les rivages de la mer et des embouchures des fleuves. Il pénètre même

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