L’oPHISCRE I De grandes taches rondes
OPHïS. ^ ou ovales.
L’OPHISURE OPHIS.
Ceux qui auront un peu réfléchi aux différens principes qui nous dirigent dans nos distributions méthodiques ne seront pas surpris que nous séparions les deux espèces suivantes du genre des murènes, dans le-
ESl'ÈCE. CARACTÈRES.
2. L’ophisuke ( Point de taches , ou de SERPEMT. [ trcs-pelilcs taches.
quel elles ont été inscrites jusqu’à présent. En effet, elles en diffèrent par l’ab-sence d’une nageoire caudale. On leur a depuis long-temps donné le nom de serpens marins : et comme un des grands rapports qui les lient avec les véritables serpens consiste dans la forme déliée du bout de la
LWHISURE OPHIS.
q,ueue, dénué de nageoire^, ainsi que l’extrémité de la queue des vrais reptiles, nous avons cru devoir donner au groupe qu’elles vont composer le nom (SCophisure, qui veut dire queue de serpent.
La première de ces deux espèces est celle à laquelle j’ai conservé le nom particulier dCophis, qui , en grec , signifie serpent. Son ensemble a beaucoup de conformité avec celui des véritables reptiles; et sa manière de se mouvoir, sinueuse, vive et rapide , rapproche ses habitudes de celles de ces dernirs animaux. Il se contourne d’ailleurs avec facilité ; il se roule et déroulé; et ces évolutions sont d’autant plus agréables à voir, que ses proportions sont irés-sveltes , et ses couleurs gracieuses. Le plus souvent son diamètre le plus grand n’est que la trentième ou même la quarantième partie de sa longueur totale, qui s’étend quelquefois au-delà d’un mètre ; et sa petite tête , son corps , sa queue, ainsi que sa longue et très-basse nageoire dorsale, présentent sur un fond blanc, ou blanchâtre , plusieurs rangs longitudinaux de taches rondes ou ovales qui , par léur nuance foricée et leur demi-régularité, contrastent très-bien avec la teinte du fond.
On voit des dénis recourbées, non-seu-
I. A la membrane des branchies. 10 rayons, à chacune des nageoires pecto-
rales 10
à la nageoire du dos. . . .136
à celle de l’anus 79
lement le long des mâchoires , mais en»
core au palais. L’ophis habile dans les mers européennes.
L’OPHISÜRE SERPENT.
Cette seconde espèce d’ophisure estplus grande que la première : elle parvient fréquemment à la longueur de prés de deux mètres. Elle habite non-seulement dans les eaux salées voisines de la Campagne de Rome , mais encore dans plusieurs autres parties de la mer Méditerranée. Elle y a été nommée plus souvent que presque tous les poissons, serpent marin, et elle y a été connue d’Aristote , qui la distinguoit par le même nom de serpent marin , de serpent de mer. Ses habitudes ressemblent beaucoup à celles de l’ophis : ses mouvement sont aussi agiles, ses inflexions aussi multipliées, ses circonvolutions aussi faciles , sa natation aussi rapide , et ses courses ou ses jeux plus propres encore à charmer les yeux de ceux qui sont à portée de l’observer, parce qu’elle -olfre des dimensions plus grandes, sans cesser d’avoir des pro portions aussi sveltes. On ne voit pas sur son coi-ps les taches rondes ou ovales qui distinguent l’ophis. Elle est jaunâtre sur le dos , blanchâtre sur sa partie inférieure ; et sa nageoire dorsale , ainsi que celle de l’anus, sont lisérées de noir.
On compte dix rayons à la membrane des branchies , et seize à chacune des nageoires pectorales.
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