ESPADON
guent l’épée de l’espadon, et qui suffiroient seules pour empêcher de les réunir, quand bien même le corps et la queue de l’épée seroient entièrement semblables à la queue et au corps de l’espadon.
Dans ce dernier animal , la prolongation est plate : elle est convexe dans l’épée.
L’arme de l’espadon est aiguë sur ses bords comme un sabre à deux tranchans : celle de l’épée est Irés-arrondie’ le long de ses côtés , et par conséquent n’est point propre à tailler ou couper.
La lame de l’espadon est très-mince : la défense de l’épée est presque aussi épaisse, ou , ce qui est ici la même chose , presque aussi haute que large.
On voit trois sillons longitudinaux sur la face supérieure du sabre de l’espadon , et un sillon également longitudinal sur la face inférieure de ce même sabre : on n’aperooit de sillon sur aucune des surfaces de la prolongation osseuse de l’épée.
Une extension de l’os frontal , pointue et triangulaire , s’avance au milieu des os maxillaires supérieurs de l’espadon, jusqu’au-delà de sa mâchoire inférieure ; une extension analogue n’est presque pas sensible dans l’épée. *
Une seconde extension pointue et triangulaire, appartenant aux os intermaxillaires, se prolonge dans l’espadon sur Ja face inférieure de l’arme, mais ne va pas jusqu’audessus du bout de la mâchoire inférieure : dans l’épée, elle dépasse de beaucoup cette dernière extrémité.
La peau qui couvre la lame de l’espadon est légèrement chagrinée : celle qui revêt la défense de l’épée présente des grains bien plus gros; et sous les os maxillaires, à l’endroit qui répond à la mâchoire inférieure, les tubercules de cette peau se changent, pour ainsi dire , en petites dents recourbées vers le gosier.
Voilà donc sept différences qui ne permettent pas de rapporter à la même espèce l’espadon et l’épée. Il peut d’ailleurs résulter de cette diversité dans la forme des armes, une variété assez grande dans les habitudes , une espèce ayant reçu un glaive qui tranche et coupe, et l’autre espèce une éppe qui perce et déchire.
Au reste , la portion de la tête d’un xiphias épée, qui nous a montré la conformation que nous venons d’exposer , fait partie de la collectiou du Muséum d’hisiQÎre îialureile»
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TKE,.NTE-^ SEPTIEME GENRE,
LES ANÂRHIQüES.
Le museau arrondi ; plus de cinq dents coniques à chaque mâchoire ; des dents molaires en haut et en bas; une longue nageoire dorsale.
ESPKCES.
î. L’anarhique