MERLAN
avec des angles très-obtus. L’oreillette est grande, ainsi que l’aorte.
L’estomac est allongé, assez large, un peu recourbé vers le pylore, autour duquel un très-grand nombre d’appendices intestinaux, ou de petits cæcums, forment une sorte de couronne. Le canal intestinal proprement dit est presque de la longueur de l’animal ; il se réfléchit vers le diaphragme, va de nouveau vers la queue, se recourbe du côté de l’œsophage , et tend ensuite directement vers l’anus, où il parvient très-élargi.
Le foie , dont la couleur est blanchâtre, se divise en deux lobes principaux : le droit est court et étroit ; le second très-long et répandu dans une très-grande partie de l’abdomen.
La vésicule du fiel communique par un canal avec le foie , et par un canal plus grand, avec le tube intestinal auprès des appendices.
Un viscère triangulaire et analogue à la rate est situé au-dessous de l’estomac.
Les reins, d’une couleur sanguinolente , et étendus le long de l’épine du dos, se déchargent dans une vessie urinaire double, voisine de l’anus, et que l’on a souvent trouvée remplie d’une eau claire.
La vessie natatoire est visqueuse , longue, simple, attachée à l’épine du dos. Le canal pneumatique , par lequel elle communique à l’extérieur, part do la partie la plus antérieure de cette vessie , et aboutit à l’œsophage.
Enfin on voit dans les femelles deux ovaires très-longs , et remplis, lors de la saison convenable, d’un très-grand nombre de petits œufs ordinairement jaunâtres.
Le merlan habite dans l’Océan qui baigne les côtes européennes. 11 se nourrit de vers, de mollusques, de crabes, de jeunes poissons. Il s’approche souvent des rivages, et voilà pourquoi on le prend pendant presque toute l’année : mais il abandonne particuliérement la haute mer, non-seulement lorsqu’il va se débarrasser du poids de ses œufs ou les féconder ; mais encore lorsqu’il est attiré vers la terre par une nourriture plus agréable et plus abondante, et lorsqu’il y cherche un asile contre les gros animaux marins qui en font leur proie ; et comme ces diverses circonstances dépendent des saisons, il n’est pas surprenant que, suivant les pays, le temps de le pêcher avec succès soit plus ou moins avancé. On a préféré pour cet objet, sur certaines côtes de France, les mois de nivôse et de