‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 25 sur 731 · LA CHIMÈRE ARCTIQUE · texte numérisé non relu

LA CHIMÈRE ARCTIQUE

C’est un objet très-digne d’attention que ce grand poisson cartilagineux, dont la conformation remarquable lui a fait donner le nom de chimère, et même celui de chimère monstrueuse par Linné et par d’autres naluralistes, et dont les habitudes l’ont fait nommer aussi le singe de la mer.

L’agilité et en même temps l’espèce de bizarrerie de ses mouvemens, la mobilité de sa queue très-longue et très-déliée, la manière dont il montre fréquemment ses dents, et celle dont il remue inégalement les dilTérentes parties de son museau souples et flexibles, ont, en effet, retracé aux yeux de ceux qui l’ont observé l’allure , les gestes et les contorsions des singes les plus connus. D’un autre côté, tout le monde sait que l’imagination poétique des anciens avoit donné à l’animal redoutable qu’ils appeloient chimère une tête de lion et une queue de serpent. La longue queue du cartilagineux que nous examinons rappelle celle d’un reptile; et la place ainsi que la Lacépèhf., II.

espèce. caractères.

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