‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 253 sur 731 · Xjftzoy tazardt · texte numérisé non relu

Xjftzoy tazardt

240 LE SCOMBRE

tées et dorées, mêlées de tons fugitifs d’acier poli, sur les bas côtés et le dessous de l’animal.

Au-dessous de chaque (bü , on voit une tache ovale, petite, mais remarquable, et d’un noir bleuâtre.

. Les nageoires pectorales et les thoracines sont noirâtres dans leur partie supérieure, et argentées dans l’inférieure ; la première nageoire du dos est d’un bleu brunâtre, et la seconde est presque brune

Au reste , on ne voit sur les côtés du thazard ni bandes transversales, ni raies longitudinales.

La tête, un peu conique, se termine insensiblement en un museau presque aigu.

La mâchoire supérieure , solide et non extensible , est plus courte que l’inférieure, et paroît surtout moins allongée lorsque la bouche est ouverte. Les dents qui garnissent l’une et l’autre de ces deux mâchoires sont si petites, que le tact seul peut en quelque sorte les distinguer. L’ouverture de la bouche est communément assez étroite pour ne pouvoir pas admettre de proie plus volumineuse que de petits poissons volans ou de jeunes exocets.

Les commissures sont noirâtres ; l’intérieur de la gueule est d’un brun argenté ; la langue , assez large , presque cartilagineuse, très -lisse, et arrondie par -devant , présente , dans la partie de sa circonférence qui est libre, deux bords, dont l’un est relevé, et dont l’autre s’étend horizontalement ; deux faces qui se réunissent en formant un angle aigu composent la voûte du palais, qui, d’ailleurs, est sans aucune aspérité. Chaque narine a deux orifices : l’antérieur est petit ; le postérieur plus visible et allongé. Les yeux sont trèsgrands et sans voile.

L’opercule, composé de deux lames, recouvre quatre branchies, dont chacune comprend deux rangs de franges, et est soutenue par un os circulaire dont la partie concave offre des dents semblables à celles d’un peigne , très-longues dans le premier ’ de ces organes , moins longues dans le se-

1, 6 rayons à la membrane des branchies.

9 rayons à la première nageoire dorsale.

12 rayons à la seconde nageoire dorsale.

1 ou 2 aiguillons et 22 ou 23 rayons articulés à chacune des pectorales.

1 aiguillon et 5 rayons articulés à chacune des thoracines.

12 rayons k la nageoire de l’anus.

30 rayons k lâ nageoire de k queue.

THAZARD.

cond et le troisième , très-courtes dans le quatrième.

La tête ni les opercules ne sont revêtus d’aucune écaille proprement dite : on ne voit de ces écailles que sur la partie antérieure du dos et autour des nageoires pectorales ; et celles qui sont placées sur ces portions du scombre sont petites et recouvertes par l’épiderme. La partie postérieure du dos, les côtés, et la partie inférieure de l’animal, sont donc dénués d’écailles, au moins de celles que l’on peut apercevoir facilement pendant la vie du poisson.

Les* pectorales, dont la longueur excède à peine celle des thoracines, sont reçues chacune, à la volonté du thazard, dans une sorte de cavité imprimée sur le côté du scombre.

Nous devons faire remarquer avec soin qu’entre les nageoires thoracines se montre un cartilage xipliolde , ou en forme de lame , aussi long que ces nageoires, et sous lequel l’animal peut les plier et les cacher en partie.

La première dorsale peut être couchée et comme renfermée dans une fossette longitudinale; la caudale, ferme et roide, présente la forme d’un croissant très -allongé.

Huit ou neuf petites nageoires triangulaires et peu flexibles sont placées entre cette caudale et la seconde dorsale ; on en compte sept entre cette même caudale et la nageoire de l’anus.

De chaque côté de la queue, la peau s’élève en carène demi- transparente , renfermée par-derrière entre deux lignes presque parallèles , et la vigueur des muscles de cette portion du thazard , réunie avec la rigidité de la nageoire caudale, indique bien clairement la force de la natation et la rapidité de la course de ce scombre.

On ne commence à distinguer la ligne latérale qu’à l’endroit où les côtés cessent d’être garnis d’écailles proprement dites : composée vers son origine de petites écailles qui deviennent de plpsen plusclair-semées, à mesure que son corps se prolonge , elle tend par de foibles ondulations, ei toujours plus voisine du dos que de la partie inférieure du poisson , jusqu’à l’appendice cutané de la queue.

L’individu de l’espèce du thazard, obseiTé par Commerson, avoit été pris, le 30 juin 1768 , vers le septième degré de latitude australe , auprès des rivages de la Nduvelie-Guiijée , pendant que plusieurs

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