I. Discours sur {a n:Uure des poissons
se trouve non-seulement dans la mer Caspienne , mais encore dans le lac Oka en Sibérie , doit être rapporté a l’esturgeon ,, comme une simple variété, ainsi que l’a soupçonné le professeur Gmelin K il a en effet les plus grands rapports avec ce dernier poisson, il en représente les principaux caractères, et il ne paroît en diliérer que par les attributs des jeunes animaux, une taille moins allongée , et une chair plus agréable au goût.
L’ACIPENSÈRE lilJSO ^
Le Iîuso n’est pas aussi répandu dans les diOerentes mers tempérées de l’Europe et de l’Asie que l’esturgeon. On ne le trouve guère que dans la Caspienne et dans la mer Noire ; et on ne le voit communément remonter que dans le Wolga, le Danulie , et les autres grands fleuves qui portent leurs eaux dans ces deux mers. Mais les légions que cette espèce y forme sont bien plus nombreuses que celles de l’esturgeon, et elle est bien plus féconde que ce dernier acipensére. Elle parvient d’ailleurs à des dimensions plus considérables : il y a des husos de plus de vingt-quatre pieds (Insit mètres ) de longueur ; et l’on en pêche qui pèsent jusqu’à deux mille huit cents livi l's (plus de cent quarante myriagrammes). 11 a cependant dans sa conformation de trèsgrands rapports avec l’esturgeon ; il n’en diffère d’une manière remarquable que dans les proportions de son museau et dans la forme de ses lèvres. Le museau de cet animal est, en eflet, plus court que le grand diamètre de l’ouverture de sa bouche, et ses lèvres ne sont pas divisées de manière à présenter chacune deux lobes.
Le nombre de pièces que l’on voit dans les cinq rangées de grandes plaques disjiosées longitudinalement sur son corps, est très-sujet à varier ; à mesure que l’animal vieillit, plusieurs de ces boucliers tombent sans être remplacés par d’autres : lors même que le huso est arrivé à un âge très-avancé, il est quelquefois entièrement dénué de ces plaques très-dures ; et voilà pourquoi Ar-