‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 493 sur 731 · Dans le Tableau méthodique des oiseaux · texte numérisé non relu

Dans le Tableau méthodique des oiseaux

^ue j’ai et d’après lequel fai fait arraa-

les puissantes , de larges pieds palmés , d’armes assez fortes pour saisir les poissons, et d’organes propres à les assimiler à leur substance , ne se nourrissent que des habitans des mers, peuvent voler très-longtemps au-dessus de la surface de l’océan, se précipiter avec rapidité sur leur proie, l’enlever au plus haut des airs, nager à d’immenses distances de la rive, lutter avec constance contre les vents déchaînés, et braver les vagues soulevées. Alors les albatros , les frégates, les pélicans, les cormorans, les mauves, ont commencé d’exercer sur les poissons leur empire redoutable. Leur apparition a pu être bientôt suivie de celle des oiseaux de rivage , parce que , sur les côtes abandonnées par les eaux de la mer, il a pu se former aisément des marais, des amas d’eaux stagnantes, des savanes à demi noyées.

Cependant les vapeurs se condensoient contre les montagnes élevées , retomboient en pluies , se précipitoient en torrens , se répandoient en ruisseaux, couloient en rivières, et parvenoient jusqu’à la mer. Dès ce moment, la séparation des poissons pélagiens, des littoraux, de ceux qui remontent dans les fleuves, et ceux qui vivent constamment dans l’eau douce des lacs et des rivières, a pu se faire, et les distribuer en quatre grandes tribus très-analogues à celles que l’on connoît maintenant.

Les ours marins, les tapirs, les cochons, les hippopotames , les rhinocéros , les éléphans , et les autres quadrupèdes qui aiment les rivages, qui recherchent les eaux , qui ont besoin de se vautrer dans la fange, ou de se baigner dans Fonde , se sont répandus à cette époque vers tous les rivages, et leur apparition a dû précéder celle des autres mammifères et des oiseaux qui, craignant l’humidité, redoutant les flots de la mer, ainsi que les courans des rivières, désirant la sécheresse , liés par tous les rapports de l’organisation avec une chaleur trés-vive, ne se nourrissent d’ailleurs ni de poissons , ni de mollusques , ni de vers , ni d’aucun animal qui vive dans l’océan , ou se plaise dans les rivières , ou pullule dans les marais. Elle est donc antérieure à l’arrivée de l’homme, qui n’a pris le sceptre de la terre que lorsque son domaine , déjà paré de toutes les productions de la puissance créatrice, a été digne de lui.

Lors donc qu’on écartera l’idée de toutes

ger la belle collection d’oiseattx du MusèaBa toile naturelle,

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