‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 91 sur 731 · LE PÉGASE VOLANT · texte numérisé non relu

LE PÉGASE VOLANT

Nous avons trouvé dans les manuscrils de Commerson une description trés-éiendue et très-bien faite de ce pégase, dont on n’a jusqu’à présent indiqué que quelques traits, et dont on ne connoît que très-imparfaitement la forme ; et c’est d’après Je travail de ce laborieux naturaliste que nous allons marquer les différences qui séparent du dragon ce cartilagineux.

Le museau est très-allongé, aplati, arrondi et un peu élargi à son extrémité. I^a face inférieure de ce museau présente un petit canal longitudinal, ainsi que des stries disposées en rayons; et la face supérieure, qui montre un sillon semblable , a ses bords relevés et dentelés.

Sur la tête et derrière les yeux, on voit une fossette rhômboïdale , et derrière le crâne on aperçoit deux cavités profondes et presque pentagones.

Les derniers anneaux de la queue sont garnis d’une petite pointe dans chacun de leurs angles antérieurs et postérieurs.

On compte communément douze rayons à chacune des nageoires pectorales, qui sont arrondies , trés-étendues , et très-propres à donner à l’animal une faculté de s’élancer dans l’air assez grande pour justifier l’épithète de volant qui lui a été assignée.

Chaque nageoire ventrale est composée d’un ou deux rayons très-déliés, très-longs et trés-mobiles

Le volant habite , comme les autres pégases, dans les mers de l’Inde ; mais il paroît qu’on le voit assez rarement aux environs de l’Ile-de-France, où Commerson

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à celle de l’aiius. ... ô

à celle de la queue ... 8

Celle dernière est arrondie.

I A la nageoire dorsale . . 5 r.ayons.

à celle de l’anus. . . •

à celle de la queue, qui est arrondie.

POISSONS

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