‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 92 sur 731 · LE PÉGASE SPATULE · texte numérisé non relu

LE PÉGASE SPATULE

Ce poisson diffère des deux pégases que nous venons de décrire , par la forme de la queue , dont la partie antérieure est aussi grosse que la partie postérieure du corps proprement dit. Le corps est d’ailleurs moins large à proportion de la longueur de l’animal ; le museau, très-allongé , aplati , élargi et arrondi à son extrémité , de manière à représenter une spatule, n’est point dentelé sur les côtés ; cl les nageoires pectorales, beaucoup plus petites que celles des autres pégases, ne paroissent pas pouvoir donner au cartilagineux dont nous nous occupons le pouvoir de s’élancer au-dessus de la surface des eaux. Les anneaux écailleux qui recouvrent la queue sont plus

nombreux que sur les autres poissons de la même famille ; on en compte quelquefois une douzaine ; le prisme , ou plutôt la pyramide qu’ils composent, est à quatre faces, dont l’inférieure est plus large que les trois autres; l’anneau le plus éloigné de la tète est armé de deux petites pointes.

Le pégase spatule est d’un jaune foncé par-dessus, et d’un blanc assez pur pardessous. Ses nageoires pectorales sont violettes; les autres sont brunes *.

Cet animal n’a été vu vivant que dans les mers des grandes Indes ; et cependant parmi les poissons pétrifiés qce l’on trouve dans le mont Bolca prés de Vérone, on distingue très-facilement des restes de ce pégase.

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