‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 93 sur 731 · VINGTIÈME GENRE · texte numérisé non relu

VINGTIÈME GENRE

LES GENTBISQUES.

Le museau très-allongé ; les mâchoires sans den ts ; le corps très-comprimé ; les nageoires

ventrales réunies.

ESPÈCE. CARACTÈP.ES.

ÎUne cuirasse placée sur le dos, et aussi longue (|ue le corps et la queue . réunis.

LE CENTRISQUE CUIRASSÉ.

Nous avons vu les ostracions, dont la tête, le corps, et une partie de la queue, sont entourés d’une croûte solide et préservatrice , représenter, au milieu de la nombreuse classe des poissons , la tribu remarquable des tortues, qu’une carapace et un plastron très-durs environnent aussi d’une enveloppe presque impénétrable. Mais LacÉpède, II»

ESPÈCES. CARACTÈRES

{Une cuirasse placée sur le dos , et plus courte que le corps et la queue réunis.

5. Le CENTRISQUE | Lc dos garni de petites BÉCASSE. f écailles.

parmi ces tortues, et particulièrement parmi celles qui, plus rapprochées des poissons , passent la plus grande partie de leur vie au milieu des eaux salées, il on est qui n’ont reçu que des moyens de défense moins complets : la tortue luth , par exemple , qui habite dans la mer Méditerranée , n’est à l’abri que sous un carapace ; elle est dénuée de plastron ; elle n’a qu’une sorte de cuirasse placée sur son dos. Elle a aussi son analogue parmi les poissons,

LE CENTRISQÜE CUIRASSE.

et c’est la famille des centrisques, et surtout le centrisque cuirassé , qui , comiue la tortue luth, a sur son dos une longue cuirasse, terminée, du coté de la queue, par une pointe aiguë, laquelle a fait donner à tout le genre le nom de centrisque oud’m'guillonné. Si les centrisques sont, à quelques égards, une sorte de portrait de la tortue luth , ils n’en sont cependant qu’une image bien diminuée. Quelle différence de grandeur, en effet, entre une tortue qui parvient à plus de deuxmèlresde longueur, et des centi'isques qui le plus souvent ne sont longs que de deux décimètres ! tant la Nature, cette cause puissante de toute existence, cette source féconde de toute beauté, ne cesse de varier par tous les degrés de la grandeur, aussi bien que par toutes les nuances des formes, ces admirables copies par lesquelles elle multiplie avec tant de profusion, et sur la surface sèche du globe, et au milieu des eaux , les modèles remarquables sur lesquels on seroit tenté de croire qu’elle s’est plu à répandre d’une manière plus particulière le feu de la vie et le principe de la reproduction.

D’ailleurs la cuirasse longue et pointue qui revêt le dos des centrisques , au lieu de s’étendre presque horizontalement sur un corps aplati comme dans les tortues, se plie dans le sens de sa longueur , au-dessus des animaux que nous allons décrire , pour descendre sur les deux côtés d’un corps très-comprimé. Cette forme est surtout très-marquée dans le centrisque cuirassé. Ce dernier cartilagineux est, en effet, si aplati par les côtés, qu’il ressemble quelquefois à une lame longue et large. La cuirasse qui le couvre est composée de pièces écailleuses très-lisses, attachées ensemble , unies de si prés , que l’on ne peut quelquefois les distinguer que très-difficilement l’une de l’autre, et si transparentes, que l’on aperçoit très-aisément la lumière au travers du dos de l’animal. Au reste , cette sorte de demi-transparence appartient d une manière plus ou moins sensible, à presque toutes les parties du corps du centrisque cuirassé.

La couverture solide qui garantit sa partie supérieure est terminée, du côté de la nageoire de la queue , par une pointe trésallongée , qui dépasse de beaucoup le bout de cette nageoire caudale ; et cette espèce d’aiguillon se divise en deux parties d’égale longueur, dont celle de dessus emboîte à demi l’inférieure , et peut être un peu soulevée au-dessus de celle dernière.

Au-dessous de ce piquant , et à un grand éloignement du corps proprement dit , est la première nageoire dorsale, qui le plus souvent ne renferme que trois rayons , et dont la membrane est communément attachée à ce même piquant, lequel alors peut être considéré comme un rayon de plus de cette première nageoire dorsale.

Le museau est très-allongé ; il est d’ailleurs fait en forme de tube ; et c’est àl’extrémités de ce long tuyau qu’est placée l’ouverture de la bouche. Cet orifice est trèsétroit : mais quelquefois, et surtout après la mort de l’animal , la membrane qui réunit les deux longues mâchoires dont le tube est composé , se déchire et s’oblitère ; les deux mâchoires se séparent presque jusqu’au-dessous du siège de l’odorat ; l’ouverture de la bouche devient très-grande , et la mâchoire supérieure se divise longitudinalement en deux ou trois pièces qui sont comme les élémens du tuyau formé par le museau. La planche sur laquelle on pourra voir la figure du centrisque cuirassé représente l’effet de cet accident.

L’ouverture des narines est double ; celle des branchies est grande et curviligne , l’opercule lisse et transparent.

Chaque côté du corps est garni de dix ou onze pièces, écailleuses, minces et placées transversalement. Elles sont relevées dans leur milieu par une arête horizontale ; et la suite de toutes les arêtes, qui aboutissent l’une à l’autre, forme une ligne latérale assez saillante. Ces lames sont un peu arrondies dans leur partie inférieure , et réunies avec les lames du côté opposé par une portion membraneuse, trés-mince, qui fait paroître le dessous du corps très caréné.

Les nageoires pectorales sont un peu éloignées des branchies ; les ventrales sont réunies , et de plus si petites et si déliées , que souvent elles échappent à l’œil, ou sont détachées par divers accidens du cor j>s de l’animal La seconde dorsale et celle de l’anus sont très-près de celle de la queue, dont la colonne vertébrale est détournée de sa direction, et fléchit, pour ainsi dire, en en-bas, par la partie postérieure de la cuirasse qui la recouvre.

r. A la première nag olre du dos. S rayons.

à la seconde Il

à chaque nageoire pectorale, . 11

à la ventrale 5

à- celle de l’anus. . ... 13

à celle de la queue, qui est rec-

liiigne.

LE CENTRISQUE CUIRASSE.

sa

Les dlfîérentes îormes remarquables que nous venons de décrire attirent d’ailleurs l’attention par la beauté et la richesse des couleurs qu’elles pi’ésentent : le dos est d’un brun doré brillant, quoique foncé; les côtés sont argentés et jaunes ; le dessous du corps est rouge avec des raies transversales blanches, et presque toutes les nageoires sont jaunâtres.

Le poisson qui montre cet éclatant assortiment de plusieurs nuances vit, comme les Pégases, de petits verts marins, et des débris de corps organisés qu’il peut trouver dans la vase ; mais, bien loin de jouir, ainsi que les pégases , de la faculté de s’élancer avec force au-dessus de la surface de l’eau , il est réduit, par la petitesse de ses nageoires et la roideur d’une grande partie de son corps , à n’exécuter que des mouvemenspeu rapides. Il habite dans les mers de l’Inde , ainsi que l’espèce dont nous allons parler.

LE GENTRiSQLE SUMPIÏ.

Ce poisson est très-petit; il ne parvient ordinairement qu’à la longueur de cinq ou six centimètres : sa parure est élégante ; l’éclat de l’argent brille sur les côtés de son corps, et se change sur sa partie supérieure en une sorte de couleur d’or un peu pâle, que relèvent quelques raies de dilférentes couleurs et placées obliquement. On ne voit sur son dos qu’une cuirasse assez courte, en comparaison de celle qui garantit l’espèce de centrisque que nous avons déjà décrite; et c’est parce que cette arme défensive ne s’étend que jusqu’à l’extrémité de la queue, que Pailas, auquel nous devons la connoissance de cet animal, l’a désigné par l’ épithète d’ar?ne à la légère. Cette armure moins étendue lui donne d’ailleurs des mouvemens plus libres , qui s’allient fort bien avec l’agrément des couleurs dont il est peint. Au reste , cette couverture se termine en pointe, et se réunit, pour ainsi dire, à une sorte de piquant couché en arrière, un peu mobile , très-aigu, dentelé , creusé par-dessous, et placé au-dessus d’un second aiguillon que le poisson cache à volonté dans une fossette longitudinale. A la suite de ces pointes, que l’on peut considérer comme une ‘première nageoire dorsale, d’autant plus qu’elles sont réunies par une membrane, on y oit la seconde nageoire du dos,

dans laquelle on compte douze rayons Une petite raie saillante s’étend de chaque côté, depuis le bout du museau jusqu’à l’œil ; et un petit aiguillon recourbé vers l’anus est placé au-devant de cette dernière ouverture.

LE CENTRISQUE BÉCASSE.

Cet animal, que l’on voit quelquefois dans le marché de Rome et dans ceux des pays voisins, n’est pffs toul-à-fait aussi petit que le sumpit : il présente ordinairement une longuem’ de plus d’un décimètre, et. se distingue fasilement de plusieurs autres poisson^ avec lesquels on l’apporte , par sa couleur qui est d’un rouge tendre et agréable. Les pièces qui composent la couverture supérieure du cuirassé et du sumpit sont remplacées sur le centrisque bécasse par des écailles dures, pointuos, et placées les unes au-dessus des autres ; mais on voit un piquant à l’extrémité du dos de ce catilagineux , comme sur celui des poissons de son genre qui sont déjà connus. Cet aiguillon très-fort, dentelé des deux côtés, et mobile de manière àpouvoir être couché dans Tine fossette , est le premier rayon de la nageoire dorsale antérieure, dans laquelle on compte quatre rayons en tout ; la seconde nageoire dorsale est composée de dix-sept rayons 2. L’extremité du long museau du poisson que nous décriions est dn peu relevée, et présente l’ouverture de là bouche, que l’animal peut fermer à vo lonté par le moyen d’un opercule attaché au bout de la mâchoire inférieure. C ’est la grande prolongation de ce museau, et la forme assez ténue de cette sorte de tuyau , qui ont fait comparer le cartilagineux dont nous nous occupons, tantôt à une bécasse, et tantôt a l’un des quadrupèdes les plus éloignés de ce poisson par les divers traits de leur conformation , ainsi que par l’énormité de leur taille, à l’éléphant, dont le

A la meniLrîne des branchies

3 rayons.

à chaque nageoire pectorale . .

à chaque nageoire ventrale.

à celle de l’anus .....

à celle de la queue. ■ . .

A la membrane dés branchies. .

à cliaque nageoire pectorale. .

à chaque nageoire inférieure. .

à celle de l’anus; , . . ,

à celle de la queue , qui est arrondie , .

LE CENTRISQUE BECASSE.

SÂ

nez s’étend éépêndant en une trompe bien différente, dans son organisation , du museau d’un centrisque. La figure de ce même museau a fait aussi donner le nom de soufflet à la bécasse, dont on s’est beaucoup occupée, parce que ce poisson a une chair délicate.

Le premier rayon des nageoires pectorales de ce centrisque est très - long ; les nageoires inférieures sont très-petites, et l’animal peut les cacher aisément dans un sillon osseux.

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POISSONS OSSEUX

Lorsque nôus avons, par la pensée, réuni autour de nous les diverses espèces de poissons qui peuplent les mers ou les eaux douces du globe , lorsque nous les avons contraintes, pour ainsi dire, à se distiibueren différens groupes, suivant l’ordre des rapports- qui les distinguent, nous les avons vues se séparer en deux immenses tribus. D’un côté ont paru les poissons cartilagineux, de l’autre les osseux. Nous nous sommes occupé des premiers examinons avec soin les seconds. Nous avons assez indiqué les différences qui les séparent ; exposons donc, au moins rapidement, les ressemblances qui les rapprochent. Elles sont grandes, en effet, ces ressemblances qui les lient. Les formes extérieures, les «)rganes intérieurs, les armes pour attaquer, les boucliers pour se défendre, la puissance pour nager, l’appareil pour le vol, et jv.squ’à cette faculté invisible et terrible de faire éprouver à de grandes distances des commotions violentes et soudaines , tous ces attributs que nous avons remarqués dans les cartilagineux, nous allons les retrouver dans les osseux. Nous pouvons, par exemple, opposer aux pétromyzons et aux gastrobranches, les.cécilies, les murènes, les ophis; aux raies, les pleuronectes ; aux squales, les ésoces; aux acipenséres, les loricaires ; aux syngnathes, les fistulaires; aux Pégases, les triglcs et les exocets ; aux torpilles et au létrodon électrique, le gymnote et le silure , également électriques ou engourdissans. A la vérité, les diverses conformations des cartilagineux ne se rencontrent dans les osseux qu’altérées, accrues, diminuées, ou du moins différemment combinées ; mais elles reparoissent avec un assez grand ixombre de leurs pre-

miers traits, pour qu’on les reconnoîsse sans peine. Elles annoncent toujours l’identité de leur origine ; elles attestent l’unité du modèle d’après lequel la Nature a façonné toutes les espèces de poissons qu’elle a répandues au milieu des eaux. Et que ce type de la vitalité et de l’animalité de ces innombrables animaux est digne de l’attention des philosophes! Il n’appartient pas , en effet , exclusivement à la grande classe dont nous cherchons à dévoiler les propriétés : son influence irrésistible embrasse tous les êtres qui ont reçu la sensibilité. Bien plus, son image est empreinte sur tous les produits de la matière organisée. La Nature n’a, pour ainsi dire, créé sur notre globe qu’un seul être vivant, dont elle a ensuite multiplié des copies plus ou moins modifiées. Sur la planète que nous habitons, avec la matière brute que nous foulons aux pieds , au milieu de l’atmosphère qui nous environne, à la distance où nous sommes placés des différens corps célestes qui circulent dans l’espace, et sous l’empire de cette loi qui commande à tous les corps et les fait sans cesse graviter les uns vers les autres, il n’y avoit peut-êtie qu’un moyen unique de départir aux agrégations de la matière la force organique, c’est-à-dire, le mouvement de la vie et la chaleur du sentiment. Mais comme cette cause première présente une quantité infinie de degrés de force et de développement, et que par conséquent elle a donné naissance à un nombre incalculable de résultats produits par les différentes combinaisons de cette série immense de degrés, la Nature a pu être aussi admirable par la variété des détails qu’elle a créés, que par la suhbme simplicité du plan unique auquel

POISSONS OSSEUX

elle s’est asservie. C’est ainsi qu’en parcourant le vaste ensemble des êtres qui s’élèvent au-desssus de la matière brute, nous voyons une diversité, pour ainsi dire, sans bornes, de grandeurs, de formes et d’organes, devenir, par une^suite de toutes les combinaisons qui ont pu être réalisées, le principe et le résultat d’une intussusceplion de substances Irès-divisées, de l’élaboration de ces substances dans des vaisseaux particuliers, de leur réunion dans des canaux plus ou moins étendus , de leur mélange pour former un liquide nutritif. C’est ainsi qu’elle est la cause et l’effet de l’action de ce liquide, qui, présenté dans un état de division plus ou moins grand aux divers fluides que renferment l’air de l’atmosphère, ou l’eau des rivières et des mers , se combine avec celui de ces fluides vers lequel son essence lui donne la tendance la plus forte, en reçoit des qualités nouvelles, parcourt toutes les parties susceptibles d’accroissement ou de conservation, maintient dans les fibres l’irritabilité à laquelle il doit son mouvement, devient souvent, en terminant sa course plus ou moins longue et plus ou moins sinueuse , une nouvelle substance plus active encore , donne par celte métamorphose à l’être organisé le pouvoir de sentir, ajoute à la faculté d’être mu celle de se mouvoir, convertit une sujétion passive en une volonté efficace, et complète ainsi la vie et l’animalité.

Nous venons de voir que les mêmes formes extérieures et intérieures se présentent dans les poissons cartilagineux et dans les poissons osseux : les résultats de la conformation prise dans toute son étendue doivent donc être à peu près les mêmes dans ces deux sous-classes remarquables. Et voilà pourquoi les osseux nous offriront des habitudes analogues à celles que nous avons déjà considérées en traitant des cartilagineux, non-seulement dans la manière 'de venir à la lumière, mais dans celle de combattre , de fuir , de se cacher, de se mettre en embuscade, de se nourrir, 4e rechercher les eaux les plus salutaires , la température la plus convenable , les abris les plus sûrs. Voilà pourquoi encore nous verrons dans les osseux , comme dans les cartilagineux , l’instinct se dégrader à mesure que des formes très-déliées et un corps très aîlongé

seront remplacés par des proportions moins propres à une grande variété de mouvemens, et surtout par un aplatissement trèsmarqué. Nous verrons même ce décroissement de l’intelligence conservatrice , dont nous avons déjà parlé se montrer avec bien plus de régularité dans les poissons osseux que dans les cartilagineux, parce qu’il n’y est pas contre-balancé , comme dans plusieurs de ces derniers, par des organes particuliers propres à rendre à l’instinct plus de vivacité que ne peuvent lui en ôter les autres portions de l’organisation.

En continuant de considérer dans tout leur ensemble les osseux et les cartilagineux , nous remarquerons que les premiers comprennent un bien plus grand nombre d’espèces rapprochées de nos demeures par leurs habitations, de nos besoins par leur utilité , de nos plaisirs par leurs habitudes. C’est principalement leur histoire qui, entraînant facilement la pensée hors des limites et des lieux et des temps , rappelle à notre esprit, ou, pour mieux dire, à notre cœur attendri, et les ruisseaux, et les lacs, et les fleuves, et les jeux innocens de l’enfance , et les joyeux amusemens d’une jeunesse aimante sur les bords verdoyans de ces eaux romantiques. On ébranle vivement l’imagination en peignant l’immense océan qui soulève majestueusement ses ondes, et les flots tumultueux mugissant sous la violence des tempêtes, et les énormes habitans des mers resplendissans au milieu de l’éclatante luniiére de la zone torride , ou luttant avec force contre les énormes montagnes de glace des contrées polaires : mais on émeut profondément l’âme en lui retraçant la surface tranquille d’un lac qui réfléchit la clarté mélancolique de la lune , ou le murmure léger d’une rivière paisible qui serpente au milieu de bocages sombres , ou les mouvemens agiles, les courses rapides, et, pour ainsi dire , les évolutions variées de poissons argentés, qui, en se jouant au milieu d’un ruisseau limpide, troublent seuls le silence et la paix d’une rive ombragée et solitaire. Les premiers tableaux sont pour le génie; les seconds appartiennent à la touchante sensibilité.

I, Discours sur la nature des poissons.

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