‹ Œuvres du comte de Tressan, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages (volume 3)Chapitre 110 sur 123 · LETTRE VII · texte numérisé non relu

LETTRE VII

A MonrioOy près de Lausanne, le i8 décembre 1755.

Vous devez être fatigué , monsieur , d'éloges et de remercîments ; ayez pourtant la bonté de recevoir les miens. On vous en présentera de plus flatteurs , mais non de plus sincères. M. de Châteauvieux a eu la bonté de me communiquer de votre part votre discours , digne en tout du roi et de la cérémonie qui en sont l'objet. Il a suspendu les douleurs que les maladies me font éprouver, mais il a augmenté celle que je ressentirai toujours de n'avoir pu être témoin de tout ce que le roi de Pologne et vous, monsieur, faites pour la gloire de la Lorraine. Si mon état me laissait assez de force pour venir prendre les eaux de Plombières , l'été prochain, je passerais exprès par Toul, pour venir vous renouveler l'estime infinie et le tendre attachement que je conserverai toute ma vie pour vous. Pardonnez à un pauvre malade qui ne peut vous écrire de sa main.

J'ai l'honneur d'être avec une reconnaissance inexprimable, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. V....

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