‹ Œuvres du comte de Tressan, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages (volume 3)Chapitre 20 sur 123 · A LA FABLE PRÉCÉDENTE · texte numérisé non relu

A LA FABLE PRÉCÉDENTE

Sachez que ce renard peut excuser ses tours.

Cette première poule en arait le langage. Sans esprit cac[uetait toujours ; Et la doyenne était de Tâge, Où nous réforment les amours.

Pour la poulette au noir plumage.

On la voit compter pour amants Jusqu'aux derniers coqs du village ; Bien moins qu elle ils sont inconstants. Un épagneul du voisinage

M'avertit même un jour d un secret entretien , Que la friponne en un bocage Avait avec ce même chien , Qui dans vos vers veut se montrer si sage. Pour la perdrix aux longs atours, Qui, contente d'être parée, A l'air d'uno vieille poupée Dont s'ébaudiâsent les amours, Et dont elle est souvent trompée; Ne craigne pas que ses beaux dits Me fassent faire une équipée; Renards ne sont phis étourdis,

Ils en ont eu la queue en un piège attrapée. Amours coquets que je trouvais si doux ,

£PITR£S. ai5

Adieu donc pour toute ma ¥ie;

De you5 suiyre j'eus la folie ,

A présent je vous fuirai tous;

Peu de plaisirs, quelque ennemie, Sont le seul bien que Ton reçoit de vous :

Et vous, charmante tourterelle «

Vous qui fixez tous mes désirs.

Toujours sensible à mes soupirs , Soyez toujours aussi tendre que belle ,

Et, s'il se peut, sojeit fidèle.

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