‹ Œuvres du comte de Tressan, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages (volume 3)Chapitre 22 sur 123 · A MADAME LA MARQUISE D'AUTREY-MORVILLE · texte numérisé non relu

A MADAME LA MARQUISE D'AUTREY-MORVILLE

<jUI ÉT1.IT ALORS KV VRAHCHK-COMTÉ.

Abandonnez donc vos retraites, O vous ! qu'ici nous regrettons.

Nous savons tous que vous n'y faites , Au plus , que garder vos moutons ; Et nous croyons que les musettes Des pastoureaux de vos cantons N'auraient que de rustiques sons ; N'est qu'en tous les lieux où vous êtes Qui veut faire des chansoimettes De l'Amour reçoit des leçons.

Revenez ; sur l'heureux rivage De ce fleuve dont les détours Renferment un peuple volage

EPiTRES. aai

Il règne encore de beaux jours :

Paris, selon Van tique usage, Est marqué pour être toujours Le quartier d*hiyer des amours.

Des cœurs les faciles conquêtes, Sont pour yous de toutes saisons ; Or, sur ce point nous nous taisons.

Et ne parlerons que des fêtes Qu'ici pour vous nous préparons.

Dans le fond d'une salle obscure Il est un lieu d'enchantement, Où des sons pris dans la nature Causent un doux ravissement.

Là, d une simple architecture Vous aurex un appartement (i), A la clarté de cent bougies ; Après, avec quelques aniis, Avec Bacchus, avec les Ris, Célébrerez douces orgies ; Et, de bonnes plaisanteries Égayant la triste raison , Les mettrez tous à votre ton.

Mais.... quel charme enlève la table!,

D un sacrifice solennel

Je vois l'appareil redoutable (2) ;

(x) LogeàrOpIni.

(a) Elle aimait beaucoup le jeu.

aaa ^pitres/ i

La Fortune au hasard vole sur œt autel :

Dieux! que je crains pour la Tictime!... Ah, d*Autrey! quoi! serait^-ce tous?

Mais non... mon espoir se ranime;

La Fortune et F Amour semblent être jaloux;

Ils ôtent leurs bandeaux, et conduisent tos coups.

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