AU DUC DE LA VAUGUYON
GOUVERNEUR DES ENFANTS DE WfkklXC¥.,
Dans ces lieux, où mon cœur charmé, Auprès de celle qui m*est chère , Pouvait, seulement occupé De Taimable soin de lui plaire , Abandonner toute la terre, De votre absence il est frappé.
Par la plus douce sympathie Unis dès nos plus jeunes ans , Nous avons senti , quoique enfants , Les charmes du nœud qui nous lie; Cher ami.... même en folâtrant Entre les bras de la folie, La raison trouva des moments Pour nous donner ces sentiments , Qui font le bonheur de ma vie.
Que ne devez-vous pas aux dieux!
Prenant soin de votre jeunesse, Ils vous ont donné la sagesse Telle qu elle descend des cieux :
En vous, cette sagesse aimable Se couronne toujours de fleurs; Elle n*offre point à nos cœurs
ÉPITBES.
Une chaîne qui les accable ;
Et par un sentier agréable
Elle mène à la vérité
Un cœur qui s'en est écarté.
Pour moi, dans la simple 4iature,
Ami, je cherche la raison:
J'y trouve une morale pure
Qui ne me donne pour leçon
Que de joindre aux goûts d'Epicure
Toutes les vertus de Zenon.
Pour mes amis , fidèle et tendre , Mon cœur n'eut jamais de détour :
Tout ce qu'il a droit d'en attendre, Tout ce qu'il leur doit à son tour, Que vous savez bien me l'apprendre!...
Fuirais-je l'amour ? eh pourquoi !
Digne de verser en mon ame Les transports d'une vive flamme , Ma Thémire a toute ma foi»
Oui , mon cœur s'applaudit sans cesse D'avoir fait un si digne choix :
Confiance, estime, tendresse.
De nos cœurs sont les seules lois , Et je trouve en elle à-la-fois Et mon amie et ma maîtresse.
Hélas! que ne puis*je sans cesse, Avec vous , avec les amours , Passer ce que de la jeunesse Je puis espérer de beaux jours !
Là , mon cœur , par votre secours ,
Ne sentirait point de faiblesse, Quand la languissante vieillesse Viendrait précipiter leur cours.
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