‹ Œuvres du comte de Tressan, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages (volume 3)Chapitre 27 sur 123 · A M. LE COMTE DE CROISSY · texte numérisé non relu

A M. LE COMTE DE CROISSY

LIBUTBN ANT-CÉN £&A.L , AMBASSADEUR AUPRÈS DB CHARLES XU.

De YeiMQlcs , et dans mon lit.

HÔTE charmant, dieu du Marais, Vous chez qui de douces orgies Commencent avec les bougies Et devraient ne finir jamais !

Hélas ! une fièvre assassine Par des glaces ou par des feux Trouble une tête hberûne Digne de partager vos jeux.

Sans elle en ce moment peul>«tre Je chanterais quelque chanson.

Et vous me donneriez le ton , Vous, qui chez nous faites renaitie Banquets , propos d* Anacréon ; Vous , qui , soit foUe ou raison , Savez si bien parler en maître, Et qui ne voulez jamais Fétre Dans votre charmante maison.

Hélas! au lieu de vous écrire ,

ÉPITRES. a35

J'y verrais cet enfant malin Qui naît des yeux de ma Thémire , Et qui j se baignant dans le vin , Parfume Tair qu'on y respire ; Car jamais ce dieu ne soupire Que vers quatre heures du matin :

Jusqu'à ce temps, bavard, badin, Bien si\r de plaire, il aime à rire Et nous met le verre à la main.

Ekeu ! Eheu ! sunt brèves mundi rosœ.

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