A MONSIEUR LE SELLIER
Qui m*avjût envoyé ua» très belle ode , dans laquelle il cçoipare \%
guerre à une violente tempête.
Tandis que dans sa noblç Kudaçjp ^ Sellier , de la lyre d*Horaçe Jusqu'aux deux élève les sons , Ici y le vin et la tendresse ^ Aux pieds d'une aimable maîtresse , M'inspirent de folles cbansons.
Là ! je ne reçois de leçons Que des transports de la jeunesse; Mes vers respirent la mollesse, Et je n'ose élever mes tons ; Car, ma foi, j'ai trop de paresse Pour polir ces divins écrits , Pleins de sublime et de justesse, Qu'inspire le dieu du Permesse A ses plus dignes favoris; Et j'aime mieux avec les ris Chanter , déraisonner sans cesse ;, Cependant j'en connais le prix.
161 KPITRES.
Quand tu peins Thorreur d*un naufrage , Je vois , au milieu de Forage , Les feux, les rochers et la mort; J'y Tois Timage de la guerre Qui vient de ravager la terre, Et je te suis dans ton transport!....
Mais la paix mène sur ses traces Les jeux, les amours et les grâces Que Mars avait effarouché.
Viens avec nous , sur la fougère , Chanter aux pieds de la bergère A laquelle ils t*ont attaché :
Je t'attends autour d'une table, Où déjà le désordre aimable Mène, en riant, la volupté.
Couronné de myrthe et de lierre, Ami , je te prépare un verre , Et je vais boire à ta santé.