TRADUCTION LIBRE
DE L'ODE i3 D'HORACE (liv. m),
Quantum disteC ab Inacho Codnis....
Tblbphe, convive agréable, Pourquoi ^e fastçs ennuyeux Troubler Içs propos de la table, Et nous rappeler nos aïeux?
Crois-moi , ce long récit de guerre Déplaît à B^ccbus, à Cypris ; Du v\n^ <Jont tu remplis mon verre, Dis-nous plutôt quel est le prix.
Quitte le sang et la poussière; Parle de parfums et de bains ^ Dis-nous chez qpJL^ U nuit entière, Silène se livre en nos mains.
OD£S. 3a5
O nuit, aux amatitô favorable!
C est en ton honneur que je bôi :
O lune, aux buveurs secourable!
Ce second coup s'adresse à toi.
Pour le troisième, je le porte
Au maître de cette maison :
Trois coups , neuf coups : eh ! que m'importe ?
Ai^je besoin de ma raison ?
Ne v^iez point, Grftces timides , Régler nos coups dans ce festin ; Le Scythe, et les amis pei^des, Mêlent seuls le sang et le vin.
Mais... restez, nous aimons à plaire ; On n'y réussit point sans vous ; Si le plaisir est nécessaire, Plaire, c'est le premier de tous.
Muse , par ton pouvoir magique Et tes accords harmonieux , Viens de notre temple bachique Chasser le silence ennuyeux.
Au sein de sa jeune maîtresse , Lycas languit en soupirant :
Qu'à nos cris, qu'à notre allégresse Lycas s'éveille en murmurant.
Plus doux, plus agréable encore Que la première oinbre du soir,
3ll6 ODES.
Télèphe! Chloé, qui t adore, Tend les bras pour te recevoir.
Pour moi, dans les chaînes fidèles, Où Glicère sut m'arréter, Mon amour a perdu ses ailes; Je brûle en vain de tUmiter.