‹ Œuvres du comte de Tressan, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages (volume 3)Chapitre 55 sur 123 · TRADUCTION LIBRE · texte numérisé non relu

TRADUCTION LIBRE

DE L'ODE i3 D'HORACE (liv. m),

Quantum disteC ab Inacho Codnis....

Tblbphe, convive agréable, Pourquoi ^e fastçs ennuyeux Troubler Içs propos de la table, Et nous rappeler nos aïeux?

Crois-moi , ce long récit de guerre Déplaît à B^ccbus, à Cypris ; Du v\n^ <Jont tu remplis mon verre, Dis-nous plutôt quel est le prix.

Quitte le sang et la poussière; Parle de parfums et de bains ^ Dis-nous chez qpJL^ U nuit entière, Silène se livre en nos mains.

OD£S. 3a5

O nuit, aux amatitô favorable!

C est en ton honneur que je bôi :

O lune, aux buveurs secourable!

Ce second coup s'adresse à toi.

Pour le troisième, je le porte

Au maître de cette maison :

Trois coups , neuf coups : eh ! que m'importe ?

Ai^je besoin de ma raison ?

Ne v^iez point, Grftces timides , Régler nos coups dans ce festin ; Le Scythe, et les amis pei^des, Mêlent seuls le sang et le vin.

Mais... restez, nous aimons à plaire ; On n'y réussit point sans vous ; Si le plaisir est nécessaire, Plaire, c'est le premier de tous.

Muse , par ton pouvoir magique Et tes accords harmonieux , Viens de notre temple bachique Chasser le silence ennuyeux.

Au sein de sa jeune maîtresse , Lycas languit en soupirant :

Qu'à nos cris, qu'à notre allégresse Lycas s'éveille en murmurant.

Plus doux, plus agréable encore Que la première oinbre du soir,

3ll6 ODES.

Télèphe! Chloé, qui t adore, Tend les bras pour te recevoir.

Pour moi, dans les chaînes fidèles, Où Glicère sut m'arréter, Mon amour a perdu ses ailes; Je brûle en vain de tUmiter.

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