A UN DE MES CONFRERES
▲ qui deux jolies femmes araient promis nn baiser , s*il me memiit chez elles , et qui me preiMlil de m*y laisser conduire , en m'en promettant un de leur part.
Qu'il en coûte pour être un sage Bien circonspect et bien sauvage !
N'éveillez pas le chat qui dort :
Ami!... lorsqu'en mon hermitage.
Je travaille à régler mon sort D'après des écrits.... d'après l'âge....
Que j'ai peine à mettre d'accord, L'amour déjà chez moi sommeille; Je le crois du moins.... Mais j'ai peur Que votre langage enchanteur , Pour me tourmenter ne l'éveille.
Croiriez-vous bien que le fripon , Quand j'apprends à lire à Fanchon , Me glisse l'art d'aimer d'Ovide , Adoucit malgré moi mon ton, Et me fait un souris perfide , Lorsque d'un air doux et timide Elle répète sa leçon ?
Que deviendrait donc ma sagesse, Si j'osais trop vous écouter!
Je crois devoir bien redouter Et l'une et l'autre enchanteresse, Qui vous ont promis un baiser.
Cependant il m'est doux d'apprendre
4l4 POlèSI£S DIVERSES.
Que Fanchon sait les amuser;
Il Test bien plus d'oser prétendre
A les aller yoir, les entendre.
Et dussent-elles abuser
D'un yieux rédus encor trop tendre ,
Je ne peux plus m'y refuser.
FIN DES POESIES DIVERSES