Cf. ch. V, n
3. Si tout va bien, allusion à un artifice de mise en scène : pour représenter l'étoile qui guide les Rois-mages on suspendait à une corde une couronne lumineuse qu'un machiniste, grimpé le long des coursières, faisait lentement avancer. Cohen, G., Histoire de la mise en scène dans le théâtre religieux français du Moyen Age, 2^ éd., Paris, 1926, p. 29-30. L'expression est déjà très usitée (Huguet, Dict., v" Corde, Sainéan, I, 406-407), elle se trouve encore dans VEtoiirdy de Molière, III, 7. — La graphie cliorde est hellénisante, Sainéan, II, 536. — R. s'inspire peut-être ici de Folengo, Baldus : « Sed Baldus, meditans truffam jam
Puis se addressa ■* au marchant et de rechef beut à luy plein hanat ^ de bon vin Lanternoys. Le marchant le pleigea guaillard «, en toute courtoisie et honesteté. Cela faict, Panurge dévotement le prioyt luy vouloir de grâce vendre un de ses moutons. Le marchant luy respondit : « Halas, halas ", mon amy, nostre voisin, comment vous sçavez bien trupher « des paouvres gens. Vrayement vous estez un gentil chalant. O le vaillant achapteur » de moutons ! Vraybis ^° ! vous portez le minoys non mie d'un achapteur de moutons, mais bien d'un couppeur 15 de bourses. Deu Colas, faillon " ! qu'il feroit bon porter bourse pleine
Ligne 7. A, B, C : s'adressa — H, I : adressa — A, B, C, I : ha/iap — 1. 8. A, B, C : Lanternais — A, B, C : p/egea — A, B, C, I : gaillard — 1. 9. A, C : honnesteté — A, B, C : priait — 1. 1 1. A, B, C : mon amy, mon voysin — 1. 12. A, B, C : truffer de pauvres — G : paovres — A, B, C : vrayment — A, B, C, I : estes — \:mg — 1. 14. A, B, C : minois — A : couppeut ; C : coppeur — 1. 1 5. A, B, C : Deu Colas qu'il feroit
cante parari — Mussat in orrechia Leonardi : — Nascitur — inquit — Fabula bella, tace, quaeso, risumque parecchia » (éd. Luzio, XII, 168-170). (M.)