‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 140 sur 258 · Beaucoup, cf. 1. I, ch. vi, n · texte numérisé non relu

Beaucoup, cf. 1. I, ch. vi, n

24. Oui-dà, cf. 1. I, ch. xin, n. 41. R. Estienne, 1549, dit : « parole de moquerie ».

25. Les plus inférieurs. L'absence de l'article est normale, cf. 1. I, Pro/., n. 61. L'emploi de p//ts devant inférieur ne se rencontre que là dans R. ; inférieur est un comparatif récent (xv^ s.) qui semble précisément s'être introduit dans cette expression

(cf. Godefroy, Dict., X, 13 et Diction. génér.), et il est encore peu usité dans la langue parlée (cf. l'observation de Meigret, dans Brunot, Histoire, II, 306), Dindenault qui le connaît professionnellement ne sait probablement pas que c'est un comparatif ! Il est vrai que Deroziers, trad. de Dion Cassius, a commis la même bévue, cf.

Huguet, Dict. (M.)

26. Les astragales du mouton servaient au jeu des taies ou des osselets. — Mais, quant aux solipèdes, Pline dit (XI, 106) après Aristote (H. A., 1. II) que l'âne indien est le seul qui ait des osselets (lalos) . (D.). — Le mot est purement technique, lat. astragalus, et c'en est le premier ex. en fr., celui de Paré, Diction, génér., étant postérieur. (M.)

27. Animal légendaire mentionné d'abord par Ctésias, médecin d'Artaxercès Mnémon, puis par Elien, Aristote, Philostrate {De Tyan. Apoll. libri, in Script, graecorum Bihliotheca, Paris, Didot, 1849, in-8o, 1. III, 50) et Pline (XI, 45 et 106). C'est « le seul solipède qui ait des osselets », dit ce dernier. Cet âne cornu est un de ceux que l'on a rapportés à la licorne (cf. A. Paré, Discours de la Licorne). Des descriptions très inexactes d' Aristote (H. A., 1. II, ch. 2, 14) et de Pline, on peut inférer qu'il s'agit du rhino-

jeu des taies ^^, auquel l'empereur Octavian Auguste un soir guaingna 45 plus de 50.000 esoiz^". Vous aultres coquz, n'avez guarde d'en guaingner aultant !

— Patience, respondit Panurge. Mais expédions.

— Et quand, dist le marchant, vous auray je, nostre amy, mon voisin, dignement loué les membres internes ? L'espaule, les esclanges ^\

50 les gigotz, le hault cousté ^2, la poictrine, le faye ^^, la râtelle ^*, les trippes, la guogue ^^, la vessye, dont on joue à la balle; les coustelettes, dont on faict en Pygmion^'^ les beaulx petitz arcs pour tirer des noyaulx de cerise contre les grues; la teste, dont avecques un peu de soulphre, on faict une mirificque décoction pour faire viander^' les

3 5 chiens constippez du ventre *** ?

Ligne 44. H : gaingna ; I : gaigna — 1. 45. H, I : escus — G, H, I : autres — H, I : coqus — I : garde — I : gaingner — 1. 46. G, H. I : autant — 1. 48. H, I : dict — 1. 50. I : costé — D, E, F, G -.fayé ; H : faje ; I : foye — 1. 5 1. H, I : tripes — H, I : gougue — I : costekttes — 1. 52. F : Pigmion ; I : Pygmeon — 1. 5 5. G : cerises — 1. 54. H, I : mirifique — 1. 55. H, I : constipe-x^

céros unicorne de l'Inde. Cependant, la figure de V Asinus cornutus donnée par Aldrovande {De quadrup. solidiped., ch. vi) est la mauvaise caricature d'un rhinocéros bicorne. (D.)

28. Nom tiré d'Elien. Rabelais dit ailleurs : orjges. Le synonyme gazelle, d'origine arabe, est pourtant déjà dans Joinville, et réemployé par P. Belon. Mais les premiers de ces animaux que l'on vit en France furent achetés en Orient par Monnier, en 1679, pour la ménagerie de Versailles. — Probablement Ga^e/ia Dorcas, Lin. (D.)

29. Cf. 1. 1, ch. XXIV, n. 8 et III, Prol., n. 177. 50. Cf. Suétone, II, 71.

31. Eclanche, de l'allemand Schenkel, cuisse, gigot, expression plus particulière à Paris, dit le Diction, de Trévoux. (D.). — C'est ici le premier ex. du mot.

32. « Partie du mouton qui contient les principales costes » (Furetière). Ce doit être ce que nous appelons le haut de côtes.

35. Le foie, prononciation parisienne, cf. Brunot, Histoire, II, 255, Thurot, I, 396.

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