‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 158 sur 258 · Plaisanterie usuelle, cf. Huguet, Lan · texte numérisé non relu

Plaisanterie usuelle, cf. Huguet, Lan

Passant oiiltre, je veids un averlant ^s qui, saluant son alliée, l'appella : mon matraz 2», elle le appelloit : mon lodier -" . De faict, il avoit quelques

50 traictz de lodier ^s lourdault. L'un appelloit une aultre : ma mie, elle l'appelloit : ma crouste. L'un une aultre appelloit sa palle ^9, elle l'appelloit son fourgon ^'o. L'un une aultre appelloit : ma savatte, elle le nommoit : pantophle^i. L'un une aultre nommoit : ma botine^^^ qWq l'appelloit son estivallet^^. L'un une aultre nommoit sa mitaine, elle le

55 nommoit : mon guand. L'un une aultre nommoit sa couane, elle l'appelloit son lard; et estoit entre eulx parenté de couane de lard.

Ligne 48. l : tmg — F : la'ppela — 1. 49. A, B, C : materai^ — A, B, C, H, I : r appelloit — A, B, C : loudier — A, B, C : quelque — 1. 50. A, B, C : loudier — A, B, C, G, H : autre — \ : un autre — I. 51. C : chrouste — A, B, C, H, I : autre — A, B, C : pale ; I : paelle — ^ 1. 52. A, B, C, G, H, I : autre — H : savate — 1. 52-53. A, B, C : appelloit sa savate : elle le nommoit sa pantoufle. Uun une autre nommoit ma mitaine : elle nommoit (B : le nommait) mon gant. Uun une autre nommoit ma botine : elle r appelait son estival. Uun une autre nommoit sa couane... — 1. 5 3. H : panthophle — D, E, F, G, H, I : un aultre (G, H, I : autre) — 1. 54. H, I : estivalet — \ : un autre — G, H = autre — H, I : mittaine — 1. 5 5 . I : gand — G,l:un autre — H : autre — 1. 5 6. C, H : eux

^agï/^arf, p. 133. Les «cordelicrs à la grande rom. Philologie, LXVI, 1950, p. 303 sq.,

manche » sont proprement ceux qui n'ont notamment, p. 335. (M.)

pas adopté les réformes de l'Observance. 27. Couverture de lit piquée, remplie de

(Hugues de Malesset, Discours sur la réforme coton ou de laine (du franc, loddari).

de l'Eglise, Bibl. nat., ms. lat. 13.116, 28. Vaurien (du franc, lodari).

f° 55 v» dans Renaudet, PrfVf/orOT«, p. 198). 29. Pelle, cf. 1. II, ch. xxxiii, n. 25,

R. était de l'Observance. (M.) Sainéan, II, 137, Atlas lingiiist., 992, forme

23. Lourdaud, cf. 1. I, ch. m, n. 35, Sai- de l'Ouest, de la Loire aux Pyrénées. (M.)

néan, II, 167, 229, 337. 30. Tige de fer pour attiser le feu. Cf. le

26. Matelas, de l'arabe matrab peut-être proverbe « la pelle se mocque du fourgon »,

par l'intermédiaire de l'ital. materasso. — qui est dans Cotgrave et Montaigne, Essais,

R. écrit en 1535 « licts à la mode romaine, III, 5 (éd. Strowski, III, p. 144, 1. 8).

sçavoir est des malrats » {Lettres, éd. Bour- (M.)

riUy, p. 38) — materaz est la forme ancienne, 31. « Ce mot est extraict du grec Ttavtô-

conservéc dans les parlers de l'Est et de çeXXo?, tout de liège », Br. Déclar. Il nous

l'Ouest de la France et devenue matelot vient de l'ital. pantofola, mais les linguistes

— qui est au 1. V, ch. xv (éd. Marty- sont portés à admettre que celui-ci vient

Laveaux, p. 61), cf. Thurot, I, 149 — soit bien du mot grec.

par assimilation au / précédent lorsque r 32. Jambière sans semelle, portée sur le

de dental devient vélaire, soit sous l'in- soulier, cf Sainéan, I, 169 et Huguet, Dict.

fluence du provençal, cf. P. Aebischer, 33. Botte, mot que R. empruiite au pro-

Lû literie et l'histoire du matelas, Zeitschrift f. vençal, Sainéan, I, 170.

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