‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 168 sur 258 · Manger fort bien », Oudin, cf. 1. 1, ch. XI, n · texte numérisé non relu

Manger fort bien », Oudin, cf. 1. 1, ch. XI, n

17. Il dépense tout en mangeaiUe, expression usuelle, cf. Huguet, Langage figuré, p. 145. Uécuelle est l'équivalent de l'assiette creuse ; elle servait quelquefois pour deux personnes : le Ménagier de Paris, II, p. 103, parle d'un dîner de « huit escuelles » alors qu'il y avait seize convives (dans Havard, Dictionnaire de P ameublement , v" escuelle). On sait que, pour les mets non liquides, on pose sa part sur un tranchoir de pain, Lefranc, Vie quotidienne, p. 149. L'écuelle contient donc, normalement, une

portion suiBsante pour deux personnes; l'expression désigne un repas plantureux dans lequel chaque convive a une écueUe ou une double portion; en sens inverse on dit en effet : « servir à petite écuelle » (Havard, lac. cit.). (M.)

18. Vraisemblablement combinaison plaisante de deux expressions usuelles, à profit et spécialement à profit de mesnage, cf. 1. I, ch. V, 1. 91, et à l'usage de, qui « se dit des rituels dont on se sert en la célébration du service divin » (Furetière), par ex. « bréviaire à usage monachal » (M.)

19. Le gippon est un plastron ajusté, porté par les hommes sous la cotte de mailles et rembourré de coton, Gay, Glossaire, v° gippon ; l'expression le moule du pourpoint, du gippon ou de la robe, pour le corps, du drapeau, du bonnet, etc., pour la tête, est usuelle, cf. Huguet, Langage figuré, p. 141, et antérieure à R., cf. 1. I, ch. ix, n. 60. (M.)

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