Faire des simagrées, formé par R. sur chiabrena
25. Cotgrave traduit par « twittle-twattle », c.-à-d. : caquet. Onomatopée comme patic-patac : patati-patata, cf. magna, gna, gna, ch. XIX, 1. 59 (éd. M.). On pourrait penser avec moins de vraisemblance, que Rabelais s'est souvenu aussi du lombard magna : « tante » (Oudin), cf. Marichal, /oc. cit., p. 202.
24. Simagrées, sens propre : « chiasse », cf. 1. II, ch. vit, n. 112.
25. Révérence, double, reprise, sont avec le branle et le simple, les pas et les maintiens élémentaires des danses du xvi^ s. La référence est la première de ces figures, et s'exécute sur quatre mesures, du pied droit ou du pied gauche, en regardant sa partenaire. Le double, également sur quatre mesures, comporte un pas du gauche, un pas du droit, un pas du gauche et pieds joints. La reprise, en quatre mesures, « lequel [pas] vous ferez en remuant un peu les genoux.
ou les pieds, ou les artoils seulement comme si les pieds vous fremioient », se décompose en deux pas du droit, un du gauche, un du droit (Tabourot, Orchésogr., rééd. 1888, in-4'', fol. 25 v" et sq.). Du Fail, en 1549, dans les Baliverneries d'Eutrapel, éd. Courbet, I, 51-52, emploie ces termes de danse de la même façon que R. : « Madame la Goutte et damoiselle Hyragnc dcuement appelées assistèrent la par grande honncsteté, premier d'une poincte et d'un simple double, secondement d'une reprinse avec une profonde révérence ». Sur la forme -inse, cf. Prol., n. 115. (M.)